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12 janvier 2013

Des puits de lumière sont indispensables aux Halles (forum et salle d'échanges RATP)

Les aménagements réalisés dans l'espace banlieue de la gare du Nord et sous la cour de Rome à Saint-Lazare ont recueilli une adhésion unanime : l'éclairage vertical depuis la surface augmente en effet la lisibilité et renforce le sentiment de sécurité.

Or, ce qui a fait le succès de ces deux rénovations ne se retrouve pas dans les travaux de réaménagement du pôle transport Châtelet-Les Halles et du forum des Halles. La création de puits de lumière aurait dû être un objectif prioritaire de ce projet afin de réduire le sentiment d’étouffement que produit la circulation dans cet espace confiné. Aucune lumière électrique ne peut remplacer la lumière naturelle. 

L’amélioration du confort de la salle d’échanges et du forum ne pourra être complète sans la création de puits de lumière. La place carrée du forum mériterait vraiment d'être ouvertue sur la lumière du jour et le ciel. Le même principe du "puits de lumière" devrait être appliqué à l'entrée Lescot, en lieu et place de la plongée en biais dans un espace sombre, qui oblige, arrivé en bas, à un trajet supplémentaire pour gagner la salle d'échanges.

En attendant la création de ces puits de lumière, il faut envisager de :

  • supprimer des faux plafonds de la salle d'échanges qui la rendent encore plus étouffante qu’elle n’est ;
  • pratiquer au plafond de la salle d’échanges un regard vitré sur la place Basse.

En effet, la meilleure solution pour assurer la visibilité et renforcer le sentiment de sécurité aurait été d'ouvrir le plafond de façon à créer un "puits de lumière" et au moins deux des projets de réaménagement des Halles en prévoyaient.

L’ouverture d’un puits de lumière dans la salle d’échanges était ainsi prévu dans la proposition MVRDV-Winy Mass. L’idée du projet de l’architecte néerlandais Winy Maas, du cabinet MVRDV, était de créer un vaste vitrail sur la surface du forum et de l’actuel jardin.  Avec ce plancher translucide,  l’architecte souhaitait faire entrer la lumière au sein du sous-sol, espace dédié aux commerces et aux transports. La nuit, ce devait être l’inverse : des faisceaux de lumière colorés auraient jailli du sol pour que le cœur de Paris soit mis en valeur et soit vu de loin. Le gigantesque vitrail devait être parsemé de passerelles, arbres, jardins et pelouses. Selon ce projet, la salle d'échanges et les quais du RER devaient être éclairés par une véritable "cathédrale" en creux percée depuis la surface, offrant également une grande lisibilité.

On peut également regrette que l’idée initiale de l’équipe SEURA-Mangin n’ait pas été retenue : il était prévu de rendre visibles (même partiellement) les rails en dessous de la salle d'échanges. SEURA-Mangin proposait un grand puits de lumière creusé depuis la surface, desservi par des escaliers et se terminant au niveau –3 au dessus de la salle des échanges RER, qu'il éclairait par un carré vitré. Le plancher de la salle d'échanges elle-même devait être percé en son milieu, les quais étant vus depuis un balcon et une passerelle centrale qui les surplombent.

Il faut donc réclamer le retour à terme des idées initiales de l’équipe SEURA-Mangin. Cela ne sera possible que dans quelques années, une fois le projet retenu réalisé mais il ne faut pas lâcher cet objectif, le seul à même de rendre vivable le lieu oppressant qu’est la salle d’échanges.

On ne peut pas contrer cette proposition en arguant de son coût. A-t-on seulement réfléchi à ce que coûtait la réalisation de la Canopée ? Un article de Capital (mai 2012) affirme que la Canopée devrait coûter 236 millions d’euros, soit le financement de 11 collèges et plus d'un quart de la facture d'un chantier estimé à 802 millions. Les puits de lumière seraient sans doute plus utiles par l’amélioration du moral de ceux qui parcourent le forum des Halles que la Canopée  ; à quoi servira ce toit qui bouchera la perspective sur l'église Saint-Eustache, fermera le cratère à ciel ouvert du forum, réduira l’entrée de la lumière zénithale et présentera une protection manifestement limitée contre les intempéries ?

Couvrir d’un toit le « cratère » du Forum des Halles est une surprenante idée à l’heure où tous les centres commerciaux souterrains essaient de se doter de puits de lumière.

La création de puits de lumière est et sera une priorité tant qu'elle ne sera pas réalisée.

Alaric Osmond

10 décembre 2012

Barrières végétales contre les graffitis et autres pollutions visuelles

Il faut lutter contre les tags et autres graffitis qui enlaidissent les espaces publics et dépriment les citoyens. Ces derniers qui rentrent chez eux le soir après le travail savent qu'une partie de leurs impôts servira à nettoyer les bêtises immatures d'autrui.


Comment éviter le développement des graffitis le long de l'autoroute  sur les piliers de ponts, les murs anti-bruit, bref partout où il y a beaucoup de passage et des espaces verticaux accessibles ?

Une mesure simple et écologique existe : il faut planter des haies ou des murs végétaux, comme la font de nombreuses collectivités locales ou la SNCF. Il peut s'agir de simple haies ou bien de véritables oeuvres réalisés par des paysagistes et techniciens.


Cette arme contre les tagueurs, ce sont des haies de plantes épineuses le long des voies et véritables "barbelés écologiques".  Il en faudrait le long des voies de chemins de fer ou d'autoroute, partout et à grande échelle.

Les collectivités locales, les sociétés de transport, en particulier celles ayant en charge la gestion des autoroutes ont pour devoir de maintenir en bon état les infrastructures, de les garder belles et propres.

Planter des haies pourrait aider à résorber ce problème. Cela permettrait de faire d'une pierre cinq coups en :

1. nettoyant les espaces de pollutions visuelles ;

2. défendant l'environnement par le recours à un moyen naturel et écologique ;

3. esthétisant des murs sans grâce ;

4. dissuadant les auteurs de graffitis ;

5. économisant le coût du nettoyage.

Il appartient aux autorités publiques de jouer un rôle moteur dans cette action bénéfique qui serait très bien vue des citoyens.

Alaric Osmond

15 décembre 2011

Créer un musée de la basilique Saint-Denis.

Il manque à la basilique Saint-Denis son musée de l’œuvre ou son centre d’interprétation.

Ce musée pourrait  prendre comme modèle celui de l’abbaye de Westminster, qui est le lieu d’enterrement des rois d’Angleterre, comme le fut l’abbaye de Saint-Denis pour les rois de France.

Actuellement, il existe une modeste salle d’introduction à la visite, au sud-est du portail Sud, à l’emplacement d’un des angles du cloître médiéval. Hormis quelques intéressants vestiges de ce dernier, on y trouve en vérité peu de choses et cela est fort dommage.

Un important espace d’exposition devrait donc mettre en valeur plusieurs éléments importants de l’histoire de la basilique.

  1. Le musée devrait exposer les nombreux fragments archéologiques qui ne sont pas connus du grand public faute de lieu d’exposition alors qu’ils le mériteraient. En effet, derrière le chevet, l’orangerie érigée à la fin du XVIIIe siècle est devenu un lieu de stockage de pièces importantes de l’archéologie de la basilique. Ce dépôt lapidaire est fermé à la visite. On y trouve notamment la grande vasque de la fontaine du cloître du XIIe siècle, de 3,80 m de diamètre, munie de petits écoulements ornés de têtes de dieux antiques. On y trouve également des clochetons issus du transept de la basilique, de nombreux objets trouvés lors des fouilles archéologiques ou des moulages de bases de colonnes carolingiennes… Ce pourrait être le fonds d’un musée de l’œuvre de la basilique car se trouvent dans ce dépôt lapidaire plusieurs centaines d’objets, comme l’a confié Serge Santos, administrateur adjoint de la basilique, au Journal de Saint-Denis.
  2. Le musée devrait présenter l’Histoire des tombeaux royaux, des funérailles et modes d’inhumations princières. Il serait opportun à cet égard d’évoquer l’ancien musée des effigies royales qui existait dans la salle du Trésor avant la Révolution. Les voyageurs venus de toute l’Europe aimaient y voir les visages de tous les rois depuis Charles VI jusqu’à Henri IV. Elles y étaient exposées comme les effigies anglaises que l’on voit aujourd’hui à l’Undercroft de Westminster Abbey. Certes, les effigies royales françaises et quelques masques mortuaires sans doute, ont été détruits par les révolutionnaires en 1793. La France ne possédant plus cette collection unique, une évocation pourrait toutefois suffire à rendre compte de cette collection disparue. L’un des bustes mortuaires d’Henri IV pourrait être mis en dépôt, ainsi que le masque mortuaire de la bibliothèque Sainte Geneviève. Quelques copies des visages de gisants réalisés d’après les masques pour l’élaboration de l’effigie pourraient également être présentés dans cette galerie.
  3. Le musée devrait décrie l’ancien Trésor de Saint-Denis, jadis si prestigieux en Europe. A défaut de reconstituer ce trésor, il faudrait en rappeler l’existence et ce que sont devenus toutes les pièces dispersées. Le public ignore souvent l’existence de ce trésor et le musée devrait combler cette lacune de façon pédagogique.
  4. Une exposition convenable des ornements des funérailles de Louis XVIII. Jusqu’à présent, ils se trouvent confinés dans une chapelle du bas côté Nord et la plupart des visiteurs ne peuvent en remarquer la présence. Ces objets, ainsi que la manteau, devraient rejoindre le musée.
  5. Le musée devrait évoquer l’ancienne abbaye tant l’histoire de l’église est liée à cette dernière. Il semble nécessaire de le rattacher aux bâtiments de l’ancienne abbaye. Pour des raisons pédagogiques, il serait important que les touristes voient l’abbaye et non pas la seule église. Pour un parcours logique et pédagogique de visite, le musée devrait être vu avant la basilique. Les locaux de l’abbaye sont aujourd’hui occupés par la Maison de la Légion d’Honneur. Mais celle-ci, depuis ses agrandissements en sous-sols et dans les jardins, pourrait abandonner au musée quelques pièces de la partie nord de l’abbaye, autour de la sacristie.

Si ce musée était créé, cela pourra aider à appuyer le dossier de classement à l'UNESCO de l’abbaye. Car ce sont aussi le soin et l'intérêt des pouvoirs publics pour un monument qui sont jugés par cette institution internationale.

Par ailleurs, différents fragments du dépôt lapidaire pourraient réintégrer la basilique.

  1. Les fragments du tombeau de Charles V pourraient amener une recomposition de l'évocation existante, bien insuffisante.
  2. Le dais de Jeanne de France pourrait être également exposé à l’intérieur de la basilique.
  3. La plaque de Bouvines qui était exposée dans la chapelle Saint Jean Baptiste (dite "chapelle des Charles") jusqu'à la fin des années 1990 devrait réintégrer la basilique.
    Cette plaque commémorative du XIII
    e
    siècle rappelait indirectement la victoire de Philippe Auguste à Bouvines sur les armées allemandes, anglaises et flamandes.
    Elle se trouvait avant la Révolution dans l'église parisienne de Sainte Catherine du Val des Ecoliers - détruite à la fin du XVIII
    e
    siècle. L'église fut fondée par les sergents d'armes de la garde du roi, en mémoire de la bataille de Bouvines. Transférée à Saint-Denis, elle y était finalement la seule trace du souvenir de Philippe Auguste, à défaut de son tombeau disparu dès la Guerre de Cent ans.

Alaric Osmond

 


 

 

 

 

 

08 décembre 2011

Déménager le conseil d'Etat et le conseil constitutionnel.

Dans notre république, deux institutions fondamentales sont installées dans le Palais-Royal : le conseil d'Etat et le conseil constitutionnel.

Le premier a toujours eu un rôle important dans l'histoire législative et administrative de la France. Le rôle du second n'a cessé de croître.

Le Palais-Royal ne pourra pas être unifié, mis en valeur, et rendu au public tant que ces deux institutions y siègeront.

L'intérêt du Palais-Royal mais aussi celui de ces deux institutions seraient qu'on les installe dans un bâtiment dédié. Ces bâtiments pourraient être aménagés et seraient plus fonctionnels et pratiques que l'antique demeure du Cardinal de Richelieu et de la Maison d'Orléans.

Les plus hautes autorités de l'Etat, les membres de ces deux instances qui ont à coeur le service public comprendront aisément l'importance et l'utilité de ce transfert.

  1. Une première possibilité serait d'installer ces deux conseils dans des bâtiments neufs, qui matérialiseraient leur adptation au monde moderne. Dans le cadre du Grand Paris, ces deux institutions pourraient être installées ailleurs qu'au coeur de Paris.
  2. Une autre possibilité serait de les transférer dans d'anciens bâtiments dont l'affectation pourraient changer. Pourquoi ne pas les installer là où l'on envisager de transférer le tribunal de grande instance de Paris et d'autres institutions du palais de justice de Paris, c'est-à-dire à l'Hôtel-Dieu.
  3. On pourrait aussi installer le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel au 36, quai des Orfèvres. Ce superbe bâtiment, totalement remis à neuf, offrirait des conditions de travail idéal aux deux conseils. L'île de la Cité continuerait à un être le coeur d'une cité de la justice.
  4. L'une de ces deux institutions pourraient aussi s'installer dans un des bâtiments abandonnés par le ministère de la Défense, par exemple, au siège du ministère, situé boulevard Saint-Germain.

Souhaitons dans l'intérêt du conseil d'Etat et du conseil constitutionnel et dans l'intérêt du Palais-Royal que ces transferts soient un jour réalisés.

Alaric Osmond

28 novembre 2011

Que va devenir le 36, quai des Orfèvres : musée ou siège d'institutions publiques ?

Le 36, quai des Orfèvres est le bâtiment où se trouvent le siège, l'état-major et les services communs de la Direction régionale de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris. Attenant au Palais de justice de Paris|Palais de justice de la capitale, il est situé au 36 du quai des Orfèvres, sur l'île de la Cité, face à la rive gauche, dans le Premier arrondissement de Paris.

Le transfert de cette institution dans une tour dans le quartier des Batignolles pose la question de l'avenir du bâtiment.

Le bâtiment a certaines caractéristiques qui plaident pour sa transformation en musée :

  • la qualité de l'architecture,
  • l'emplacement central dans Paris,
  • la surface disponible,
  • le caractère public de l'institution qu'il a abrité.

Paris devrait être constellée encore davantage qu'elle ne l'est de phare de la culture comme les musée d'Orsay, du quai Branly, du Louvre par exemple. Il y aurait de quoi faire du grand bâtiment qui fait face à Notre-Dame-de-Paris un de ces phares culturels en lui assignant une thématique précise.

Une autre possibilité serait d'y transférer des institutions de la justice. Il avait été envisagé de transférer le tribunal de grande instance de Paris et d'autres institutions du palais de justice de Paris à l'Hôtel-Dieu. Ce transfert ayant été décidé sur un autre site, on pourrait aussi y installer le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel. Ces deux institutions occupent le Palais-Royal : or, ce dernier est un bric-à-brac qui mériterait d'être unifié pour être mis en valeur.

Alaric Osmond

10 septembre 2011

L'hôtel de la Marine doit devenir un musée.

L'État ne doit pas vendre l'hôtel de la Marine à un promoteur privé. Cette règle devrait d'ailleurs, par principe, s'imposer à tous les ­bâtiments et domaines qui, sous l'Ancien Régime, formaient les biens de la couronne et qui appartiennent encore à l'État et donc au peuple français. Leur conservation est nécessaire car ils font partie du patrimoine inaliénable de la nation. Les hommes politiques qui gèrent les bien de la nation n'en sont pas les propriétaires. Ils sont les dépositaires de biens qu'ils doivent transmettre intacts aux générations futures. 

De toute façon, ce n'est pas en cédant l'hôtel de la Marine que l'on va résoudre les problèmes budgétaires de la France. Toute économie faite au détriment de ce lieu mondialement connu serait dérisoire : les problèmes financiers économiques de l’Etat ne se règleront pas en bradant les trésors du Patrimoine mais en menant des réformes de fond.


Une fois posé ce principe, il reste à déterminer l’usage de ce magnifique bâtiment, dont la façade conçue par Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du Roi, est un sublime témoignage de l’architecture élégante et fastueuse du dix-huitième siècle. Trois affectations paraissent justifiées au regard de l’historique et de la configuration du site.

1. Un musée du Mobilier national.

Autrefois nommé hôtel du Garde-Meuble, il serait logique et souhaitable qu’il soit dédié aux activités du Mobilier national. L'hôtel fut construit entre 1757 et 1772 pour abriter le Garde-Meuble de la Couronne[]. Ses galeries étaient ouvertes au public tous les premiers mardis de chaque mois de la Quasimodo à la Saint-Martin (entre Pâques et la Toussaint) entre 9 heures et 13 heures. Si la monarchie rendait accessible au peuple les trésors du Garde-Meuble, la République pourrait en faire autant avec le Mobilier national. Le mobilier national a pour mission de meubler les bâtiments officiels de la république française (Palais de l'Élysée, Hôtel Matignon, certains ministères et ambassades à l'étranger...), auxquels il prête certains des objets de sa collection. Celle-ci en compte plus de 200 000, datant du XVIIe siècle à nos jours. 75 000 d’entre eux possèdent une valeur patrimoniale, parmi lesquels plusieurs milliers d’objets prestigieux ou précieux[]. L’hôtel de la Marine pourrait servir de musée et de lieu d’exposition des plus beaux éléments du Mobilier national. Il serait éminemment démocratique et républicain de présenter au grand public les trésors du mobilier national. L’hôtel de la Marine serait un écrin adéquat.

Les salles les plus belles de l’hôtel de la Marine seraient conservés en l’état, les espaces de moindres qualités feraient l’objet d’un réaménagement global à la fois respectueux du cadre et en accord avec les normes muséographiques les plus exigeantes.

2. Un musée du XVIIIe siècle.

Du fait de sa date de construction, de son style, de sa localisation, l’hôtel de la Marine pourrait devenir un musée du siècle des lumières. Il serait pour le XVIIIe ce que le Musée d’Orsay est pour le XIXe siècle. Il deviendrait vite un des emblèmes de Paris et un phare de la culture mondiale. La France dispose de nombreuses œuvres pour enrichir un tel musée. Il ne serait pas nécessaire d’appauvrir les collections d’autres musées pour créer un ensemble de collections unique au monde. Une politique active d’acquisitions permettrait rapidement au musée d’offrir au public une large présentation de l’art raffiné du XVIIIe siècle. Comme l’a souligné Jean-Charles de Castelbajac, l’hôtel de la Marine serait un lieu idéal pour installer le Musée du siècle des Lumières, et ce musée pourrait montrer l'influence du XVIIIe siècle sur notre époque. Les décors intérieurs qui sont l'œuvre de l'architecte Jacques Gondouin, inspiré par Piranèse, constituent une étape importante dans l'évolution du goût et de l’art au XVIIIe siècle : ils seraient en eux-mêmes un objet d’exposition.

3. Un musée de la Marine.

L’hôtel de la Marine est un lieu chargé d'histoire et de sensibilité maritime. A ce titre, il pourrait fort logiquement devenir un musée du patrimoine maritime. Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe, affirme : « Il faudrait concevoir un musée qui vive et bouge, comme le fait la mer. Ce ne serait pas compliqué de le remplir de choses intelligentes et inter­actives. » De fait, le musée de la Marine est à l’étroit dans le Palais de Chaillot. Le redéploiement de ses collections pourrait être envisagés, libérant un Palais de Chaillot qui pourrait être à son tour repensé. L’installation d’un musée de la Marine nécessiterait des travaux importants. Les salles les plus belles de l’hôtel de la Marine dont les décors intérieurs, d'une grande magnificence, seraient conservées et présentées pour elles-mêmes. On pourrait néanmoins y exposer des peintures ayant pour thèmes la mer. Les autres salles seraient profondément transformées pour permettre l’exposition d’objets liés au patrimoine maritime.

Dans tous les cas, ce musée pourrait être associé aux autres musées du secteur : Louvre, Orsay, Orangerie, Arts décoratifs.

Alaric Osmond

20 décembre 2009

La RATP doit progresser : temps d'attente, tramways, sorties des stations de métro.

La RATP a réalisé des efforts dans le service offert au client. Mais ces effrots doivent être poursuivis, ils sont d'autant plus nécessaires que la RATP remplit une mission de service public.
La RATP doit poursuivre ses efforts dans au moins quatre domaines.
  1. Les arrêts de bus doivent tous être équipés d'indicateurs de temps d'attente. Il n'est pas normal que certains clients de la RATP soient dans l'incertitude alors que d'autres sont correctement renseignés sur le temps qu'il leur faudra patienter avant d'avoir un bus. Par exemple, il est illogique que l'arrêt de la ligne 32 de la rue Louis Boilly ne soit pas doté d'un indicateur de temps d'attente. Or, cet arrêt est très fréquenté par des personnes âgées, des enfants accompagnés ou pas, et surtout c'est l'arrêt d'un des musées les plus intéressants de Paris le musée Marmottan (avec de nombreux touristes).
  2. Certains bus s'arrêtent très souvent avant leur terminus (c'est le cas du bus 63). Cette situsation est d'autant plus absurde que le terminus est souvent à quelques arrêts du véritable terminus. De plus, les conducteurs ne sont pas toujours aimables quand ils annoncent la fin du trajet du bus avant le terminus normal et demandent de descendre. Il serait normal que les conducteurs soient très aimables lors de ces annonces et qu'ils informent systématiquement les clients du temps qu'il leur faudra attendre avant le passage du prochain bus.
  3. De nombreuses stations de métro n'ont de sortie que d'un seul côté. Or, l'évolution de Paris, rendrait extrêment utile l'ajout de nouvelle sorties. Par exemple, la station Pasteur n'a de sortie que vers le bas du Boulevard Pasteur ; or, les gens qui descendent à cette station remontent le plus souvent ce boulevard pour aller dans les bureaux des bâtiments construits vers le boulevard de Vaugirard et la place de Catalogne. Aménager une sortie vers la partie haute du boulevard Pasteur serait donc rationnel et extrêment utile. Il y a parfois des aménagements de station en vue de créer de nouvelles sorties. Cette politique doit être systématisée et la RATP doit établir un plan de créations de nouvelles sorties pour les stations de métro en priorisant celles pour lequel ce serait le plus utile.
  4. Autrefois, grâce au bus PC, il était possible de faire le tour de Paris sans changement. A défaut de faire le tour de Paris, ce qui pourtant serait justifié par de multiples raisons évidentes, le tramway devrait réaliser son parcours actuel et futur d'une seule traite : il serait totalement aberrant et injustifié que les passagers soient obligés pour aller d'une porte de Paris à une autre de changer de tramway et d'attendre à nouveau dans le froid, la pluie, le vent ou la chaleur. Ceci ne pourrait que susciter des mécontentements justifiés car ni techniquement, ni socialement, il n'est impossible de faire une ligne de tramaway sur la totalité du parcours plutôt que deux ou trois.
 
Alaric Osmond

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07 novembre 2009

Stade Roland-Garros : solution alternative pour l'extension.

Les Internationaux de France sont un des quatre tournois du Grand Chelem et d'un des grands événements sportifs français et mondiaux. Leur présence en France est un atout majeur pour le rayonnement du sport français.
Or, il est exact que pour se maintenir au niveau des autres tournois du grand chelem, il est nécessaire que le tournoi de Roland-Garros ait lieu dans un site prestigieux et plus grand que l'actuel. L'extension du stade Roland-Garros est une nécessité.
La solution proposée pour remédier à l'exigüité du site est d'installer trois nouveaux courts (dont un nouveau court central couvert) à l'emplacement de l'actuel stade Georges Hébert. Cette proposition suscite le mécontentement des riverains car elle empêcherait les scolaires de pratiquer leurs activités sportives. De plus les riverains craignent à juste titre le bétonnage de la porte d'Auteuil, lieu préservé aux abords du bois de Boulogne.
 
Une solution alternative bien que peut-être coûteuse mériterait d'être étudiée : pourquoi ne pas construire le stade couvert entre les serres d'auteuil et l'hypermaché Carrefour c'est-à-dire au-dessus du périphérique (juste en face de Jean Bouin et de la piscine Molitor) ?
On ferait d'une pierre trois coups : préservation du stade Georges Hébert, couverture du périphérique, extension de Roland-Garros.
De plus, ce serait moins éloigné du site actuel que le stade Georges Hébert.
 
Si malgré tout, la solution d'une extension sur le stade Georges Hébert était adoptée, il faudrait veiller à cacher le stade sous les arbres et éventuellement à en recouvrir les parois par de la végétation comme pour le musée du quai Branly. Il serait également très souhaitable de diminuer la hauteur du nouveau court central couvert afin de ne pas cacher le ciel.
Alaric Osmond
 

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27 août 2009

Le Palais-Royal doit être unifié et devenir un des phares de la Culture à Paris

Le Palais-Royal est un des plus beaux monuments de Paris. Cette merveille architecturale est étroitement associé à l’histoire de Paris et de la France.Malheureusement, ses potentialités culturelles sont gâchées par la fait qu'il est actuellement occupé par plusieurs institutions. Le conseil d’Etat, le conseil constitutionnel ou le ministre de la Culture qui pourraient et devraient disposer de sièges particuliers rendent impossible par leur présence le déploiement des enthousiasmantes possibilités du Palais-Royal.

En effet, s’il était libéré de ces institutions, il pourrait devenir l’un des grands pôles culturels de la ville de Paris. Par exemple, il pourrait devenir un des grands musées de Paris. De nombreux thèmes sont envisageables.

Pourquoi ne deviendrait-il pas le grand musée d’art et de peinture du XVIII ème siècle comme le musée d'Orsay est celui du XIX ème siècle ?

Une autre solution logique et cohérente avec son histoire serait que l'ensemble du site du Palais-Royal soit dédié au théâtre. Le Palais Royal deviendrait ainsi le grand centre du théâtre français : on pourrait y aménager une bibliothèque, une médiathèque, un centre de conférences, un grand musée, le tout consacré au théâtre français et mondial. La présence de la Comédie française plaide en ce sens.

Certes, des problèmes techniques comme ceux liés à la sécurisation et à la préservation du site pourraient être gênants dans le cadre d'un tel projet de cité du théâtre. Néanmoins, d'autres idées pourraient être avancées.  Il y a dans les réserves des musées nationaux de quoi alimenter de nouveaux musées thématiques.

Unifié, le Palais Royal verrait ses potentialités décupler. Entièrement réaménagé dans le cadre d’un projet cohérent, logique et amitieux, sa force d’attraction culturelle en ferait un des joyaux de Paris. A l’unité architecturale correspondrait une unité de vocation culturelle d’envergure.

Bien sûr, tout cela nécessiterait plusieurs déménagements. Pour ce qui est du bureau du ministre de la Culture, il faut rappeler qu’un ensemble d’immeubles a été affecté au ministère de la culture. Le rassemblement de tous les services du ministère de la culture sur un seul site pourrait permettre au ministre de s'installer au milieu de son administration. Cependant, ce ne sont pas les bureaux du ministère de la Culture qui occupent le plus de place et on pourrait envisager qu'ils y demeurent.

Déménager le conseil d’Etat et le conseil constitutionnel est aussi parfaitement possible et ce serait nécessaire dans le cadre d'un grand aménagement. Ces hautes institutions ont vocation à libérer le Palais-Royal. La qualité de leur travail n’aurait rien à perdre d’une délocalisation qui leur permettrait de travailler dans de meilleures conditions au sein d’espaces plus fonctionnels et modernes. Ils pourraient rejoindre dans des bâtiments neufs, fonctionnels et signés par les architectes les plus renommés la Cité judiciaire de Paris. Il y a suffisamment de très grands architectes en France ou à l’étranger pour envisager la construction d’édifices spacieux et haut de gamme et dignes du conseil d’Etat et du conseil constitutionnel

Les pouvoirs publics doivent comprendre que c’est une nécessité historique d’unifier le Palais Royal. Ce n'est qu'en lui donnant une affectation unique que ce site historique pourra offrir la pleine mesure de ses potentialités culturelles.

Un président de la République a su imposer le départ du ministère des Finances pour donner au Louvre son unité. Je pense que l'on pourrait de même unifier le Palais Royal pour que le pays tout entier et au-delà puisse profiter de ce bijou. Unifié, dans le cadre d'un Paris polycentrique, culturellement constellé d'institutions culturelles prestigieuses et identifiées à des sites non moins prestigieux architecturalement, le Palais Royal ne serait plus un bric-à-brac mais un des phares de la culture à Paris.

Il semble que Louis-Philippe, dans les premiers temps de son règne ait souhaité y demeurer plutôt que de s’installer aux Tuileries. C'est dommage car en abritant le roi des Français et sa famille, le Palais Royal aurait trouvé une vocation conforme à son nom. Il aurait été agrandi et embelli, entouré de places le mettant en valeur (au lieu d'être coincé entre des rues étroites).

Cela aurait également permis de faire des Tuileries un autre musée, le pendant naturel du Louvre. Le Louvre aurait pu abriter les collections étrangères et les Tuileries les collections françaises (rôle qui avait été attribué au château de Versailles dans les années qui ont suivi l’instauration de la République). Les Tuileries siège de pouvoirs royaux, révolutionnaires et impériaux aurait également alors pu faire un excellent musée de l'histoire de France (rôle que Louis-Philippe attribua finalement à Versailles). La présence du musée de l’histoire de France aux Tuileries, notamment par sa proximité avec le Louvre aurait pu donner à notre histoire un rayonnement et une notoriété sans pareil dans le monde.

Mais rien n’est perdu. Il suffira de quelques volontés bien inspirées en haut lieu pour unifier enfin le Palais Royal ou reconstruire les Tuileries. Les citoyens français et des autres pays du monde peuvent légitiment espérer ou œuvrer pour que ces projets aboutissent.

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20 juin 2009

Créer une cité de la Jusitice aux Batignolles

Paris sera doté en 2015 d’une Cité judiciaire dans le quartier des Batignolles qui accueillera le TGI sur 85 000 mètres carrés et la police judiciaire sur 30 000 mètres carrés. La Cité judiciaire devrait être située Porte de Clichy, entre le périphérique et le boulevard Berthier. Avec la Cité judiciaire, le futur quartier des Batignolles trouverait là une identité forte grâce à ce geste architectural.

Les magistrats considèrent positivement ce déménagement.  Les conditions de travail au Palais de justice de Paris n’étaient pas considérées comme dignes du premier tribunal de France. Il faut donc se réjouir de la création de la Cité judiciaire.

Néanmoins, ce projet sera incomplet s’il n’est pas accompagné du transfert dans la Cité judiciaire de l’ensemble des sites liés à la justice à Paris. Le Ministère de la Justice devrait s’inspirer de celui de la Défense qui a conçu un projet intelligent de rationalisation en concentrant dans une seule enceinte toutes les institutions liées à la Défense.

Plusieurs raisons peuvent être invoquées pour justifier la création d'une cité de la Justice.

  • Donner une visibilité symbolique à la Justice : la Cité judiciaire ne doit pas se contenter d’être le lieu du Tribunal de Grande instance. Il faut qu’il y ait un lieu central et symbolique fort de la justice à Paris. La dimension symbolique d'un tel projet suffit à le justifier indépendamment des très grandes économies d’échelle qu’il pourrait générer.
  • Assurer la nécessaire proximité entre TGI et cour d'appel : il est clair que séparer le TGI de la cour d’appel n'est pas satisfaisant. Une telle séparation rend en effet impossible de plaider dans la même demi-journée devant ces deux juridictions. Il existe 30 lieux de justice à Paris. La séparation du TGI de la Cour d’appel en crée un supplémentaire. La solution la plus logique et à terme la plus économique est de regrouper intelligemment les tribunaux d'instance, les prud'hommes, le pôle d'instruction des affaires financières, en préservant un lien de proximité entre TGI et cour d'appel. La cité judiciaire doit être un outil de rationalisation et doit donc permettre de lutter contre une dispersion des lieux de justice source de gaspillages et de pertes de temps.
  • Manifester la cohérence entre justice judiciaire et administrative : la cité des Batignolles pourrait rassembler des lieux de la justice judiciaire mais également de la justice administrative. On pourrait dès lors parler d'une cité de la Justice comme il y aura une cité de la Défense.
  • Mettre en valeur le palais royal et le bâtiment du ministère de la justice : la création d’une vraie cité judiciaire pourrait permettre de libérer le Palais-Royal, occupé par trop d’institutions différentes, ce qui empêche la mise en valeur de ce joyau, qui devrait être unifié et organisé autour d’un thème qui en ferait un des phares de la culture française et donc mondiale. Le conseil d’Etat et le conseil constitutionnel devraient être installés dans de nouveaux bâtiments au sein de la Cité judiciaire comme la trentaine de lieux de justice disséminés non rationnellement dans Paris. Le ministère de la Justice devrait abandonner l'Hôtel de Bourvallais qui pourrait comme le Palais-Royal être mis en valeur, devenir un musée ou une Bibliothèque. Les Français seraient heureux de profiter de ce magnifique bâtiment qui leur appartient.

 

Alaric Osmond

 

03 mai 2009

Il faut créer une Cité judiciaire et une Cité du théâtre.

Le président de la République a proposé la création d'une Cité judiciaire dans le quartier des Batignolles. Mais pour que l'on puisse parler de cité judiciaire, il faudrait que s'y installent d'autres institutions que le seul tribunal de grande instance. Le projet de création d'une cité judiciaire permettrait de concentrer sur un seul site le TGI et le plus grand nombre possible d'institutions judiciaires actuellement dispersées sur des sites prestigieux mais aujourd'hui inadaptés. La dispersion est une source de gaspillages et de pertes de temps.

On pourrait très bien imaginer de concentrer dans la Cité judiciaire le tribunal de grande instance, d'autres tribunaux disséminés dans Paris, le ministère de la justice, un centre des archives de la justice ainsi que les deux Conseils constitutionnels et d'Etat qui squattent actuellement le Palais Royal et empêchent qu'il puisse devenir la grande cité nationale du théâtre.

Libéré des deux conseils la grande cité nationale du théâtre regrouperait la comédie française, un musée du théâtre, une bibliothèque et une médiathèque consacrées au théâtre, des écoles et des lieux d'initiation au théâtre. Le Palais Royal qui est l'un des plus beaux monuments de Paris deviendrait un phare culturel de Paris. Unifié, il serait ainsi vite identifié dans le monde entier comme un des lieux culturels les plus prestigieux de France.

Il est temps de faire prévaloir l'intérêt général, d'aller dans le sens de la cohérence, de la rationalisation et du beau.

Alaric Osmond

10:35 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)

08 mars 2009

Quel lieu pour le musée de l'histoire de France : Vincennes ou les Tuileries

Le président de la République a exprimé le souhait que soit créé un musée de l'histoire de France.

On a dit que ce musée pourrait être situé aux Invalides. Ceci peut être contesté. En effet, l'hôtel des Invalides est le lieu du musée de l'Armée. C'est un monument essentiellement militaire. Il serait très dommage que cette vocation militaire plusieurs fois centenaire soit remise en cause. De même, cela pourrait donner l'impression que les militaires veulent s'approprier l'histoire de France.

Le château de Vincennes, lieu important de l'histoire de France, fait l'objet depuis plusieurs années de travaux importants. Or, contrairement à d'autres anciens châteaux royaux, il n'a pas de nouvelle destination de service publique : le palais du Louvre est devenu un musée, le palais du Luxembourg le siège du Sénat, l'Elysée le siège de la présidence de la République, le Palais Bourbon le siège de l'Assemblée nationale, Versailles est voué à se rapprocher le plus possible de ce qu'il fut etc.

Dédier le château de Vincennes à l'histoire de France en en faisant le musée donnerait une utilité à ce merveilleux monument. Ce serait très approprié dans la mesure où ce château est étroitement associé à de très nombreuses pages de notre histoire.

Par ailleurs, le musée de l'histoire de France des Archives nationales devrait être rebaptisé musée des Archives de France, ce qui serait plus conforme à la réalité. Les pièces qu'il contient et qui ne seraient pas liées aux archives proprement dites, c'est-à-dire qui ne seraient pas des documents écrits, seraient envoyées dans ce nouveau musée.

L'hôtel de la Marine a été proposé pour devenir ce musée de l'histoire de France. Ce lieu pourrait convenir mais il serait plus logique qu'il redevienne un musée de la Marine, ce qui permettrait au Musée de l'homme d'occuper la totalité des espaces de l'aile Passy du Palais de Chaillot. Lh'ôtel de la Marine est un trésor qui ne doit surtout pas être livré à des prédateurs sans scrupule.

Le musée de l'histoire de France pourrait aussi être transféré dans les Tuileries reconstruites. Ce projet de reconstruction aurait l'avantage d'accomplir une promesse de la Troisième république (celle de Jules Ferry), de combler un vide insensé dans Paris, de redonner aux Champs-Elysées et aux jardins qui ont été aménagés pour lui donner leur finalité. Les Tuileries qui fut le siège du pouvoir sous la royauté, la république et l'empire serait un lieu idéal pour ce musée de l'histoire de France. Même si le projet de reconstruction ne prévoit de faire des Tuileries un musée de l'histoire de France, ceci pourrait être mis à l'ordre du jour.

Quant au musée de l'histoire de France de Versailles, il ne serait pas supprimé car il peut très bien exister un tel musée dans diverses villes de France. Toutefois les pièces qu'il conserve et qui ne pourront pas être mises à la disposition du public dans le cadre de son réaménagement seraient envoyées dans le nouveau musée de l'histoire de France que celui-ci soit à Vincennes, aux Tuileries ou ailleurs. 

Alaric Osmond

22:30 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)

17 février 2008

Pour une meilleure mise en valeur des oeuvres du musée départemental des antiquités de Rouen

Le musée départemental des antiquités de Rouen mériterait d'être mieux connu. En effet, ses collections sont d'une très grande qualité et son site est un des plus agréables et poétique de Rouen.

Installé autour du cloître de l’ancien monastère de la Visitation Sainte-Marie édifié dans la première moitié du dix-septième siècle, le musée départemental des Antiquités a été ouvert au public en 1834. Il abrite des collections de provenance normande qui se situent entre l’âge du bronze et la Renaissance. Reflet d’une région particulièrement riche en vestiges archéologiques, il présente de très importantes séries protohistoriques, gallo-romaines et mérovingiennes qui permettent d’évoquer la vie matérielle de ces civilisations. Les objets d’art du Moyen Âge et de la Renaissance, nombreux et de grande qualité, témoignent des différentes formes artistiques qui se sont développées dans notre pays et plus particulièrement en Normandie (orfèvrerie, ivoires, émaux, sculptures, vitraux, tapisseries). La mosaïque romaine de la chasse, provenant de Lillebonne, et la tapisserie des Cerfs ailés sont des pièces exceptionnelles. Les grands travaux d’urbanisme du dix-neuvième siècle, à Rouen, ont été à l’origine du dépôt de belles pièces d’architecture en bois et de somptueux éléments de décor intérieur (quinzième et seizième siècles).

Cependant, ce musée ne peut mettre en valeur la totalité du trésor qu'il abrite car sa surface d'exposition n'est pas la hauteur de la quantité et de la qualité des pièces qu'il rassemble.

La ville de Rouen, le département de la Seine maritime, la région de Haute-Normandie, le gouvernement doivent travailler à l'extension de ce musée pour qu'il puisse exposer la totalité ou en tout cas un maximum des magnifiques objets qu'il contient. Différentes formes d'extension sont envisageables : galeries souterraines, annexion de bâtiments voisins, construction de nouvelles salles, couvertures partielles et transparentes du cloître...

Rouen dispose d'un trésor culturel qui mériterait d'être davangate mis en valeur et qui contribuerait au rayonnement de la ville et de la région. La tapisserie des Cerfs ailés est l'oeuvre emblématique du musée, elle mériterait une salle spécifique qui lui soit consacrée. Les amis de la culture doivent se mobiliser pour ce merveilleux musée.

14:06 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1)

22 décembre 2007

Du déménagement du ministère de la défense

L'idée de construire un pentagone à la française est excellente. En effet, la dissémination sur plusieurs sites des instances dirigeantes des forces armées est une aberration qui empêche la bonne coordination des services, induit des rivalités, favorise les doublons adminsitratifs, nuit à l'affichage de la cohérence de la politique militaires de la France. Le ministère de la marine pourra servir d'écrin au musée de la marine qui pourrait y être transféré. Le bâtiment du boulevard Saint-Germain pourrait aussi devenir un musée ou bien abriter les services d'autres administrations disséminés sur plusieurs sites.

Mais pour être réussie cette opération suppose plusieurs conditions.

Il faut que le nouveau bâtiment soit beau pour que ceux qui y travailleront se sentent bien. De nombreuses études prouvent que la productivité est meilleure quand ceux qui travaillent apprécient leur environnement et en sont fiers.

Il faut aussi que ce bâtiment n'ait rien de commun avec un immeuble de bureau en verre comme l'Ile-de-France en compte des milliers. Il faut un bâtiment dont l'architecture exprime la destination. Ce bâtiment devrait avoir une forme qui permette de le singulariser et d'en faciliter l'identification. Le Pentagone est connu partout dans le monde à cause de l'originalité de sa forme. ll faut un bâtiment original par son architecture. Pourquoi pas un bâtiment en forme d'hexagone ? Cela aurait l'avantage de faire disparaître la laide expression "l'hexagone" pour parler de la France en la réservant à un bâtiment et à un ministère important s'il en est.

Les matériaux doivent aussi être symboliques de la nature de l'édifice : la pierre a quelque chose de martial qui conviendrait très bien à un site militaire.

Le ministère de l'économie exprime bien la particularité et la puissance régalienne de l'Etat. Il aurait été idiot de mettre les fonctionnaires de ce ministère dans une simple, laide et très vite démodée tour de bureau. Tout ce qui est à la mode, se démodera très vite. Une architecture originale évitera cet écueil.

Enfin, il convient que ce ministère ne soit pas cerné d'immeubles et pas seulement pour des raisons de sécurité. Comme le Pentagone, il doit pouvoir être vu et admiré de loin. Le bâtiment devra donc être entouré de places ou d'espaces verts.

Ce n'est que si ces conditions sont réunies que le déménagement du ministère de la défense sera une réussite.

Alaric Osmond

01 juillet 2007

Apologie de l'ensemble harmonieux de la Défense et mise en garde contre la construction chaotique et irréfléchie de tours

La ville de Londres a été défigurée par la construction intempestive et anarchique de tours. En effet, ces tours sont le plus souvent de médiocre qualité et ont été disséminées partout dans la ville. Par leur gigantisme elles écrasent et défigurent des quartiers historiques pleins de charme et de grand intérêt patrimonial.

Paris, après les expériences de la Tour Montparnasse et des tours du front de seine, a été préservée par une réglementation protectrice limitant drastiquement la construction d’immeubles de grande hauteur.

Ce n’est pas qu’il faille s’opposer systématiquement à la construction des tours bien au contraire car celles-ci peuvent avoir de grands avantages en termes économiques, techniques ou urbanistiques. Mais on ne peut les construire n’importe où.

Esthétiquement, les tours sont beaucoup plus belles quand elles forment un ensemble. C’est ce qui rend impressionnantes et exaltantes les forêts de tours que sont les grandes villes américaines.

En Europe, du fait de l’ancienneté et de la densité du tissu urbain, construire des tours ne peut se faire que dans le cadre d’un projet d’ensemble comme cela a été le cas à la Défense. Sinon, les tours étouffent les espaces urbains et détruisent l’harmonie des vieilles villes européennes.

Les tours de la Défense sont une double réussite. Esthétiquement, elles forment un majestueux assemblage de formes verticales, facilement identifiables en Ile-de-France. Economiquement, elles ont permis l’éclosion et le développement d’un des plus grands quartiers d’affaires du monde. Il faut souhaiter que de nombreuses tours y seront encore construites et aussi que seront créées des liaisons rapides entre la Défense et les aéroports parisiens. De même, le futur métropolitain périphérique dit métrosphérique devrait être connecté avec la Défense.

Si les décideurs politiques veulent favoriser la construction de nouvelles tours, ils devront s’inspirer du modèle de la Défense c’est-à-dire concentrer ces constructions dans des zones précises et clairement séparées des ensembles urbains traditionnels.

Alaric Osmond

11:05 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)

03 juin 2007

Pour la couverture des voies ferrées de part et d’autre de la place de l’Europe.

Depuis le dix-neuvième siècle, il y a eu plusieurs projets d’aménagement de la place de l’Europe. Il a été souvent projeté d’y placer une statue représentant l’Europe. Malheureusement aucun de ces projets n'a pu être concrétisé.

Toutefois, ces projets auraient eu plus de chance d'aboutir si la place de l’Europe était plus grande.

De fait, la couverture des voies ferrées issues de la gare Saint-Lazare permettrait aisément de multiples aménagements.

D’un point de vue politique, il serait de l’intérêt de la ville de Paris de recouvrir ces voies ferrées pour y aménager des espaces verts et des équipements culturels et sportifs qui font tellement défaut à la capitale. Une coulée verte pourrait par exemple être aménagée le long de la rue de Rome. Des logements de qualité pourraient y être construits et les habitants du voisinage de ces voies ferrés gagneraient beaucoup à cette extension de la surface utile.

D’un point de vue économique, il serait de l’intérêt de RFF et de la SNCF de recouvrir ces voies ferrées pour y construire des bureaux, un grand centre d'affaires ou des immeubles commerciaux. Du fait de la centralité géographique et de la densité économique du quartier de la gare Saint-Lazare, les investissements nécessaires à la couverture des voies ferrées pourraient être rapidement rentabilisés. La vente ou la location de ces terrains rapporteraient énormément. Les gains économiques des initiateurs d’une telle opération seraient pérennes et potentiellement exponentiels.

Il convient donc de souhaiter que la ville de Paris, l’Etat, la SNCF et RFF mènent à bien ce projet si utile et même nécessaire par les retombées qu’il aurait inéluctablement sur les plans écologique, urbanistique, économique, culturel, sportif et politique.

Alaric Osmond

15:45 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)

17 mai 2007

Pour le ravalement du Palais de Chaillot et la continuation de son aménagement par l'affectation de chaque aile à un thème unique et la création d'un restaurant sur son toit.

L’une des deux ailes du Palais de Chaillot a été transformée en Cité de l’Architecture et du Patrimoine. On ne peut que saluer cette initiative qui donne son unité à un monument superbe, d’une élégance à la fois majestueuse et imposante. Elle permettra de mieux faire connaître l’architecture et le patrimoine français en lui consacrant un lieu emblématique et spectaculaire, idéalement placé face à la Tour Eiffel.

Faire correspondre l’unité architecturale et l’unité de destination est nécessairement un gage de succès, d’efficacité, de rationalité, de lisibilité, de notoriété. Ce principe devrait être appliqué à tous les monuments parisiens.

En particulier, l’autre aile du Palais de Chaillot aurait aussi vocation à devenir le lieu d’un thème unique, une autre cité sur un thème à trouver, quitte à déménager le musée de la Marine qui aurait aussi intérêt à bénéficier d’une surface d’exposition plus importante. Quant au musée de l'homme il a perdu une grande partie de son intérêt depuis le déménagement au quai Branly de l'essentiel de ses collections. Son réaménagement  qui sera sans doute réussi ne lui donnera pas à nouveau le rayonnement qui fut le sien autrefois. L'aile Passy du Palais mérite d'abriter un immense et magnifique musée.

Les concepteurs voudraient faire de l’aile du Palais de Chaillot l’équivalent pour l’architecture et le Patrimoine de que représente le centre Pompidou pour l’art contemporain aussi bien termes de notoriété nationale et internationale que de fréquentation et de rayonnement.

On peut donc suggérer au responsables de la cité de créer un grand restaurant sur le toit du Palais de Chaillot : la vue imprenable en fera un pôle d’attraction très efficace. Le restaurant installé sur le toit du centre Pompidou bénéficie lui aussi d'une vue expcetionnelle et de fait il contribue à le rendre très attractif. De même le restaurant installé sur le musée du Quai Branly contribue au rayonnement de l'institution voulue par Jacques Chirac. Un restaurant installé sur le toit de la Cité du Patrimoine contribuerait à identifier ce nouveau phare culturel de Paris.

On leur suggérera aussi de procéder à un ravalement complet de toutes les façades du Palais qui en a vraiment besoin. Ravalées, les façades du Palais de Chaillot seraient encore plus spectaculaires et admirables surtout le soir quand elles sont illuminées.

Alaric Osmond

10:40 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)

07 mai 2007

De la nécessité d'unifier le Palais Royal pour en faire un des phares parisiens de la Culture

Le Palais Royal est un des plus beaux monuments de Paris.

Malheureusement, ses potentialités culturelles sont gâchées par la fait qu'il est actuellement occupé par plusieurs institutions. Le conseil d’Etat, le conseil constitutionnel ou le ministre de la Culture qui pourraient et devraient disposer de sièges particuliers rendent impossible par leur présence le déploiement des enthousiasmantes possibiltés du Palais Royal.

En effet, s’il était libéré de ces institutions, il pourrait devenir l’un des grands pôles culturels de la ville de Paris. Par exemple, il pourrait devenir un des grands musés de Paris.

Pourquoi ne deviendrait-il pas le grand musée d’art et de peinture du XVIII ème siècle comme le musée d'Orsay est celui du XIX ème siècle ?

Une autre solution logique et cohérente avec son histoire serait que l'ensemble du site du Palais Royal soit dédié au théâtre. Le Palais Royal deviendrait ainsi le grand centre du théâtre français : on pourrait y aménager une bibliothèque, une médiathèque, un centre de conférences, un grand musée, le tout consacré au théâtre français et mondial.

Le Palais Royal deviendréait ainsi en plus grand l'équivalent pour le théâtre de ce qu'est pour le cinéma la cinémathèque française.

La présence de la Comédie française plaide en ce sens.

Pour le public parisien, français et mondial, le Palais Royal deviendrait le phare visible de l'art théâtral français.

Unifié, le Palais Royal verrait ses potentialités décupler. Entièrement réaménagé dans le cadre d’un projet cohérent, logique et amitieux, sa force d’attraction culturelle en ferait un des joyaux de Paris. A l’unité architecturale correspondrait une unité de vocation culturelle d’envergure.

Bien sûr, tout cela nécessiterait plusieurs déménagements.

Pour ce qui est du bureau du ministre de la Culture, il faut rappeler qu’un ensemble d’immeubles a été affecté au ministère de la culture. Ces immeubles ont été recouvert d’une résille coûteuse afin d’unifier cet ensemble disparate, ce que la justice a assimilé à du vandalisme. Depuis ce rassemblement de tous les services du ministère de la culture sur un seul site, la moindre des choses serait que le ministre de la culture s’installe au milieu de son administration et quitte la Palais Royal où sa présence n’apporte rien. Rien ne la justifie, ce privilège étrange et illogique doit disparaître. Il aurait aussi de faire du Palais Royal le ministère de la Culture.

Déménager le conseil d’Etat et le conseil constitutionnel est aussi parfaitement possible. Ces hautes institutions ont vocation à libérer le Palais Royal. La qualité de leur travail n’aurait rien à perdre d’une délocalisation qui leur permettrait de travailler dans de meilleures conditions au sein d’espaces plus fonctionnels et modernes. L’aménagement d’une grande cité judiciaire française pourrait être envisagée. Il y a suffisamment de très grands architectes en France ou à l’étranger pour envisager la construction d’édifices spacieux et haut de gamme et dignes du conseil d’Etat et du conseil constitutionnel.

Les pouvoirs publics doivent comprendre que c’est une nécessité historique d’unifier le Palais Royal. Ce n'est qu'en lui donnant une affectation unique que ce site historique pourra offrir la pleine mesure de ses potentialités culturelles.

Alaric Osmond

16:05 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)

22 avril 2007

Pour la construction d'une grande bibliothèque dans l'est ou le nord de Paris

Il manque une grande bibliothèque dans l’Est ou le Nord de Paris. La construction d'un lieu emblématique de la diffusion de la culture est une nécessité.

Le succès immense de la BPI démontre qu'il existe un besoin réel chez les parisien. Cette attente du public ne peut être comblée par la BPI du centre Pompidou car celle-ci est totalement saturée. Pour en profiter dans la journée, il faut se préparer psychologiquement à faire plus d’une heure de queue quelle que soit la période de l’année. Cette attente dans les courants d’air et la pollution de la rue est souvent un calvaire.

Voilà pourquoi il est absolument nécessaire de construire une grande bibliothèque gratuite dans l’Est de Paris. Cette grande bibliothèque parisienne comblera un manque évident.

 Ceux qui dirigent ou aspirent à diriger Paris devraient en faire une de leurs principales priorités culturelles, pour ne pas dire le grand objectif de leur politique culturelle.

 La population parisienne leur en sera reconnaissante, en particulier les étudiants et tous ceux qui aspirent à se cultiver.

Alaric Osmond

17:39 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)

10 avril 2007

Pour un réaménagement radical et global de la station Châtelet-Les Halles

La station Châtelet-Les Halles...

Cette station de métro et de RER est au coeur de Paris. Il est donc crucial qu'elle soit bien aménagée aussi bien pour des raisons pratiques que d'image. Or, il est manifeste que sa conception est à revoir.

Mais en fait cette station a-t-elle jamais été conçue ? N’est-elle pas plutôt le résultat d’une succession mal préparée et mal enchaînée d’aménagements empiriques ? Elle peut être assimilée à un labyrinthe. S'y perdre est tellement facile. Quant à la propreté et à l'ambiance, le moins que l'on puisse dire est qu'elles laissent à désirer.

Il appartient aux pouvoirs publics, à la mairie de Paris, à la RATP de revoir de fond en comble cette station. Il appartient aux citoyens et aux amis de Paris d’exiger la mise en œuvre d’un programme global et radical de réaménagement de cette station.

Un vrai plan d'ensemble logique et cohérent doit être conçu. De nombreuses sorties de métro doivent être créées pour rendre facile la sortie de cet endroit où l'on n'a guère envie de passer ses vacances. Pour s’échapper de cette station, il n’y a pas assez de possibilités. Il faut multiplier les escalators, percer de nouveaux passages, creuser de nouvelles issues vers l’air libre de Paris. Les propreté des couloirs d'accès devrait devenir une priorité L'éclairage doit aussi être amélioré, de même que la signalétique. Cette dernière est peu visible dans le magma humain et l’enchaînement des possibilités de circulation. Rien n’est plus facile que de se perdre dans cet invraisemblable chaos souterrain créé en dépit de l’intelligence.

Il est plus que temps que la lumière, la propreté, la logique transforment totalement la station Châtelet-Les Halles.

20:35 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0)