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02 août 2014

Créer un fichier unifié et transparent pour sauver le Mobilier national.

Régulièrement, les médias se font écho de disparition d'objet du Mobilier national. Chaque année, la cour des comptes souligne l'insuffisance du contrôle dans les résidences présidentielles et le manque de gestion cohérente par le Mobilier national.

En 2014, selon un rapport de la cour des comptes, 32 œuvres remarquables des musées nationaux ont disparu à ainsi que 632 meubles du Mobilier national ont disparu de l’Élysée... Ont également disparu un fauteuil Louis XVI prêté par le Mobilier national à l'Institut national de géographie, un tapis d'Aubusson à l'ambassade de France au Tchad.

La chambre du Haut Conseil des finances publiques a déjà mis ce sujet en avant ; en 2008, selon un rapport 12% de collections publiques déposées dans les ministères, ambassades, consulats, à l’Élysée ou Matignon étaient introuvables.

Il est temps qu'un site Internet mette en ligne la liste de ces objets et celle de tous les objets du mobilier national ; ils sont la propriété du peuple français qui a le droit de savoir ce qu'ils deviennent. Un contrôle vigilant et sérieux doit être fait par des organismes indépendants. La représentation nationale doit être informée de ce que deviennent ces trésors.

Comment rétablir la confiance si les citoyens pensent que ces objets sont emportés par des hommes politiques indélicats ou certains de leurs collaborateurs proches par eux couverts ? Il s'agit d'une minorité mais 632 meubles et 32 œuvres d'art remarquables, ce n'est pas rien.

Demandons aux élus de mettre en place un dispositif de contrôle unifié et transparent. La représentation nationale pourrait assurer ce suivi : les députés et les sénateurs assureraient le contrôle des règles. La mise en ligne d'informations sera le meilleur moyen de garantir la transparence.

Merci aux hommes politiques de prendre ce sujet à bras le corps et sans résignation mais avec énergie et détermination.

Alaric Osmond.

 

 

12 janvier 2013

Des puits de lumière sont indispensables aux Halles (forum et salle d'échanges RATP)

Les aménagements réalisés dans l'espace banlieue de la gare du Nord et sous la cour de Rome à Saint-Lazare ont recueilli une adhésion unanime : l'éclairage vertical depuis la surface augmente en effet la lisibilité et renforce le sentiment de sécurité.

Or, ce qui a fait le succès de ces deux rénovations ne se retrouve pas dans les travaux de réaménagement du pôle transport Châtelet-Les Halles et du forum des Halles. La création de puits de lumière aurait dû être un objectif prioritaire de ce projet afin de réduire le sentiment d’étouffement que produit la circulation dans cet espace confiné. Aucune lumière électrique ne peut remplacer la lumière naturelle. 

L’amélioration du confort de la salle d’échanges et du forum ne pourra être complète sans la création de puits de lumière. La place carrée du forum mériterait vraiment d'être ouvertue sur la lumière du jour et le ciel. Le même principe du "puits de lumière" devrait être appliqué à l'entrée Lescot, en lieu et place de la plongée en biais dans un espace sombre, qui oblige, arrivé en bas, à un trajet supplémentaire pour gagner la salle d'échanges.

En attendant la création de ces puits de lumière, il faut envisager de :

  • supprimer des faux plafonds de la salle d'échanges qui la rendent encore plus étouffante qu’elle n’est ;
  • pratiquer au plafond de la salle d’échanges un regard vitré sur la place Basse.

En effet, la meilleure solution pour assurer la visibilité et renforcer le sentiment de sécurité aurait été d'ouvrir le plafond de façon à créer un "puits de lumière" et au moins deux des projets de réaménagement des Halles en prévoyaient.

L’ouverture d’un puits de lumière dans la salle d’échanges était ainsi prévu dans la proposition MVRDV-Winy Mass. L’idée du projet de l’architecte néerlandais Winy Maas, du cabinet MVRDV, était de créer un vaste vitrail sur la surface du forum et de l’actuel jardin.  Avec ce plancher translucide,  l’architecte souhaitait faire entrer la lumière au sein du sous-sol, espace dédié aux commerces et aux transports. La nuit, ce devait être l’inverse : des faisceaux de lumière colorés auraient jailli du sol pour que le cœur de Paris soit mis en valeur et soit vu de loin. Le gigantesque vitrail devait être parsemé de passerelles, arbres, jardins et pelouses. Selon ce projet, la salle d'échanges et les quais du RER devaient être éclairés par une véritable "cathédrale" en creux percée depuis la surface, offrant également une grande lisibilité.

On peut également regrette que l’idée initiale de l’équipe SEURA-Mangin n’ait pas été retenue : il était prévu de rendre visibles (même partiellement) les rails en dessous de la salle d'échanges. SEURA-Mangin proposait un grand puits de lumière creusé depuis la surface, desservi par des escaliers et se terminant au niveau –3 au dessus de la salle des échanges RER, qu'il éclairait par un carré vitré. Le plancher de la salle d'échanges elle-même devait être percé en son milieu, les quais étant vus depuis un balcon et une passerelle centrale qui les surplombent.

Il faut donc réclamer le retour à terme des idées initiales de l’équipe SEURA-Mangin. Cela ne sera possible que dans quelques années, une fois le projet retenu réalisé mais il ne faut pas lâcher cet objectif, le seul à même de rendre vivable le lieu oppressant qu’est la salle d’échanges.

On ne peut pas contrer cette proposition en arguant de son coût. A-t-on seulement réfléchi à ce que coûtait la réalisation de la Canopée ? Un article de Capital (mai 2012) affirme que la Canopée devrait coûter 236 millions d’euros, soit le financement de 11 collèges et plus d'un quart de la facture d'un chantier estimé à 802 millions. Les puits de lumière seraient sans doute plus utiles par l’amélioration du moral de ceux qui parcourent le forum des Halles que la Canopée  ; à quoi servira ce toit qui bouchera la perspective sur l'église Saint-Eustache, fermera le cratère à ciel ouvert du forum, réduira l’entrée de la lumière zénithale et présentera une protection manifestement limitée contre les intempéries ?

Couvrir d’un toit le « cratère » du Forum des Halles est une surprenante idée à l’heure où tous les centres commerciaux souterrains essaient de se doter de puits de lumière.

La création de puits de lumière est et sera une priorité tant qu'elle ne sera pas réalisée.

Alaric Osmond

30 décembre 2012

La déconstruction de Jussieu dont la rénovation mal gérée a été un désastre financier aurait dû être envisagée.

Lancée en 1996 comme une opération de désamiantage, la réhabilitation du campus de Jussieu s’est transformée en une vaste opération de restructuration universitaire.

Les contrôles menés par la Cour des comptes montrent qu’elle a été lancée dans l’urgence, en négligeant les phases de préparation préalables. Il faut lire ce rapport : rien n'est plus affligeant et révélateur des concepts de dysfonctionnement et de incompétence.

Il suffit d'avoir en tête ces chiffres : sur le plan financier, le coût final estimé de l’opération, annoncé à
183 M€ en 1996 puis ajusté à 681,5 M€ en 2001, est aujourd’hui estimé à 1 850 M€.

Le délai de désamiantage du site, initialement fixé à trois ans par le décret de 2001, repoussé au 31 décembre 2007, puis au 31 décembre 2010, n’a pas été respecté. En 2011, la Cour des comptes estimait que l’opération en 2015, soit près de 20 ans après son lancement en 1996.

Ce qui est particulièrement dommage et la Cour des comptes l'a souligné, même si cela a été peu médiatisé, c'est que les alternatives à la réhabilitation, en particulier la possibilité de déconstruction , reconstruction, n’ont pas été sérieusement étudiées. Quand on voit la dérive des chiffres, en cette période de crise financière, on se dit que les deniers publics n'ont pas été gérés correctement ; les médias et les hommes politiques n'ont peut-être pas joué leur rôle dans cette affaire.

Sur le plan esthétique, une déconstruction, même partielle n'aurait que des avantages tant le grillage mal vieilli de Jussieu n'est pas une réussite dans un quartier qui aurait mérité bien mieux. Cela aurait été l'occasion de mettre de végétaliser un site qui manque terriblement de verdure. Cela aurait été une bonne chose pour l'environnement.

Sur le plan financier, la Cour des comptes considère que la déconstruction aurait dû être envisagée pour éviter ce désastre d'une multiplication par 10 du coût de l'opération.

Cette solution de la construction a pourtant été mise en avant çà et là. Ce qui serait intéressant de savoir et utile pour éviter à l'avenir un pareil gâchis, c'est de savoir comment et pourquoi, les responsables, en particulier politiques, ont évacué cette solution.

Quels sont les mécanismes psychologiques qui ont conduit à ce refus d'envigaser une déconstruction souhaitable, aussi bien sur le plan esthétiques que financier ?

Alaric Osmond

10 décembre 2012

Barrières végétales contre les graffitis et autres pollutions visuelles

Il faut lutter contre les tags et autres graffitis qui enlaidissent les espaces publics et dépriment les citoyens. Ces derniers qui rentrent chez eux le soir après le travail savent qu'une partie de leurs impôts servira à nettoyer les bêtises immatures d'autrui.


Comment éviter le développement des graffitis le long de l'autoroute  sur les piliers de ponts, les murs anti-bruit, bref partout où il y a beaucoup de passage et des espaces verticaux accessibles ?

Une mesure simple et écologique existe : il faut planter des haies ou des murs végétaux, comme la font de nombreuses collectivités locales ou la SNCF. Il peut s'agir de simple haies ou bien de véritables oeuvres réalisés par des paysagistes et techniciens.


Cette arme contre les tagueurs, ce sont des haies de plantes épineuses le long des voies et véritables "barbelés écologiques".  Il en faudrait le long des voies de chemins de fer ou d'autoroute, partout et à grande échelle.

Les collectivités locales, les sociétés de transport, en particulier celles ayant en charge la gestion des autoroutes ont pour devoir de maintenir en bon état les infrastructures, de les garder belles et propres.

Planter des haies pourrait aider à résorber ce problème. Cela permettrait de faire d'une pierre cinq coups en :

1. nettoyant les espaces de pollutions visuelles ;

2. défendant l'environnement par le recours à un moyen naturel et écologique ;

3. esthétisant des murs sans grâce ;

4. dissuadant les auteurs de graffitis ;

5. économisant le coût du nettoyage.

Il appartient aux autorités publiques de jouer un rôle moteur dans cette action bénéfique qui serait très bien vue des citoyens.

Alaric Osmond

10 janvier 2012

Pour des chaînes thématiques sur la TNT

Il y a trop de chaînes généralistes en France : les programmes proposés sont souvent de médiocre qualité et on parfois l'impression d'un nivellement par le bas. De plus, le fait qu'il y ait un trop grand nombre de chaînes sur le même créneau n'est sans doute pas pertinent d'un point de vue économique.

Le public appréciera d'avoir de nouvelles chaînes si celles-ci renouvelle vraiment l'offre des programmes.

Le seul moyen d'y parvenir serait de multiplier les chaînes thématiques : chaîne météo, chaîne documentaire, chaîne téléachat, chaîne culturelle. Les Français sont passionnés d'histoire : la chaîne Histoire pourrait très bien bébéficier d'une option sur la TNT.

Le CSA doit tenir compte des attentes du public. Les hommes politiques doivent valoir l'intérêt du public, c'est à la fois leur devoir et leur intérêt. La télévision doit être tirée vers le haut et pas vers le bas. Des chaînes thématiques contribueraient à relever le niveau.

Alaric Osmond

20:45 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0)

03 janvier 2012

Un musée du dix-huitième siècle.

La France devrait se doter d’un musée du XVIIIe siècle.

Plusieurs raisons peuvent être invoquées pour le justifier.

  1. L’importance du XVIIIe siècle dans l’histoire de la France, de l’Europe et du monde, tant sur le plan des événements que de l’art ou des sciences est telle qu’elle justifie la création d’un musée qui lui soit dédié. ce musée montrer ainsi l'influence du du XVIIIe siècle sur notre époque.
  2. Ce musée serait pour le XVIIIe ce que le Musée d’Orsay est pour le Xe siècle. Il deviendrait vite un des emblèmes de Paris et un phare de la culture mondiale attirant les touristes du monde entier. Il contribuerait au rayonnement de la France et à son enrichissement par le surplus de tourisme qu’il amènerait.
  3. La France dispose de nombreuses œuvres pour enrichir un tel musée. Il ne serait pas nécessaire d’appauvrir les collections d’autres musées comme le Louvre pour créer un ensemble de collections unique au monde. Une politique active d’acquisitions permettrait rapidement au musée d’offrir au public une large présentation de l’art raffiné du XVIIIe siècle.
  4. Le fait que d’autres musées présentent des œuvres du XVIIIe siècle n’est pas gênant car les collections des musées peuvent s’entrecouper. Une saine émulation entre institutions culturelles peut être une source de dynamisme.
  5. La création de musée thématique favorise les études sur les thèmes qu’ils traitent. Une institution qui fonde sa notoriété sur un créneau culturel particulier tend à dynamiser les recherches sur celui-ci et à accroître la connaissance du public à son égard.
  6. Le public national et international apprécierait grandement la création d’un tel musée. Les électeurs français, qui sont souvent sensibles l’importance de la politique culturelle, apprécieraient que des hommes politiques soutiennent une telle initiatives.

Alaric Osmond

 

22 décembre 2011

Agrandir le musée d'Orsay.

Le musée d’Orsay est une des plus grandes réussites de la politique culturelle française. La reconversion de l’ancienne gare abandonnée en un musée consacré à la peinture et l’art de 1848 à 1914 est un succès absolu. L’emplacement, le bâtiment, le choix de la période, la politique d’acquisition, tout a concouru à cette réussite.

Néanmoins, le musée fait face à un problème de place qui ne pourra que s’aggraver. La seule solution est l’agrandissement des surfaces d’exposition : or, le musée d’Orsay ne peut accroître sa surface d'exposition qu’en récupérant l’hôtel de la Caisse des dépôts. Il est donc nécessaire que le musée d'Orsay puisse s'étendre par l'adjonction de l'hôtel de Belle-Isle, siège de la Caisse des dépôts situé au 56, rue de Lille.

Cette solution a tous les avantages : très grande qualité de l’architecture, continuité et contiguïté des bâtiments, surface propre à permettre un accroissement considérable des capacités du musée.

Du point de vue du bien commun et du service public, les réactions négatives de certains ne sont pas compréhensibles.

En effet, que pèse le confort de quelques uns face à l’importance fondamentale du musée d’Orsay pour la culture française et l’image de Paris comme centre culturel mondial ?

Il appartient aux ministres concernés de favoriser l’aboutissement de cette solution qui est à la fois idéale et la seule possible. Le ministre de la culture et même le chef de l’Etat pourrait faire de cet agrandissement une priorité de la politique culturelle de la France tant le musée d’Orsay contribue au rayonnement culturelle de la France.

De même, la ville, les citoyens et les amoureux de Paris devraient réclamer la réalisation rapide de cette idée.

La Caisse des dépôts pourra facilement construire ou récupérer des bâtiments plus fonctionnels, plus modernes et moins coûteux quant à leur entretien quitte à s'installer dans le Grand Paris.

En déménageant la Caisse des dépôts pour agrandir le musée d'Orsay, le chef de l'Etat accomplirait un acte culturel historique qui serait apprécié universellement, à l'instar de ce que fit François Mitterrand en transférant le ministère des Finances pour agrandir le Louvre. 

Alaric Osmond

15 décembre 2011

Créer un musée de la basilique Saint-Denis.

Il manque à la basilique Saint-Denis son musée de l’œuvre ou son centre d’interprétation.

Ce musée pourrait  prendre comme modèle celui de l’abbaye de Westminster, qui est le lieu d’enterrement des rois d’Angleterre, comme le fut l’abbaye de Saint-Denis pour les rois de France.

Actuellement, il existe une modeste salle d’introduction à la visite, au sud-est du portail Sud, à l’emplacement d’un des angles du cloître médiéval. Hormis quelques intéressants vestiges de ce dernier, on y trouve en vérité peu de choses et cela est fort dommage.

Un important espace d’exposition devrait donc mettre en valeur plusieurs éléments importants de l’histoire de la basilique.

  1. Le musée devrait exposer les nombreux fragments archéologiques qui ne sont pas connus du grand public faute de lieu d’exposition alors qu’ils le mériteraient. En effet, derrière le chevet, l’orangerie érigée à la fin du XVIIIe siècle est devenu un lieu de stockage de pièces importantes de l’archéologie de la basilique. Ce dépôt lapidaire est fermé à la visite. On y trouve notamment la grande vasque de la fontaine du cloître du XIIe siècle, de 3,80 m de diamètre, munie de petits écoulements ornés de têtes de dieux antiques. On y trouve également des clochetons issus du transept de la basilique, de nombreux objets trouvés lors des fouilles archéologiques ou des moulages de bases de colonnes carolingiennes… Ce pourrait être le fonds d’un musée de l’œuvre de la basilique car se trouvent dans ce dépôt lapidaire plusieurs centaines d’objets, comme l’a confié Serge Santos, administrateur adjoint de la basilique, au Journal de Saint-Denis.
  2. Le musée devrait présenter l’Histoire des tombeaux royaux, des funérailles et modes d’inhumations princières. Il serait opportun à cet égard d’évoquer l’ancien musée des effigies royales qui existait dans la salle du Trésor avant la Révolution. Les voyageurs venus de toute l’Europe aimaient y voir les visages de tous les rois depuis Charles VI jusqu’à Henri IV. Elles y étaient exposées comme les effigies anglaises que l’on voit aujourd’hui à l’Undercroft de Westminster Abbey. Certes, les effigies royales françaises et quelques masques mortuaires sans doute, ont été détruits par les révolutionnaires en 1793. La France ne possédant plus cette collection unique, une évocation pourrait toutefois suffire à rendre compte de cette collection disparue. L’un des bustes mortuaires d’Henri IV pourrait être mis en dépôt, ainsi que le masque mortuaire de la bibliothèque Sainte Geneviève. Quelques copies des visages de gisants réalisés d’après les masques pour l’élaboration de l’effigie pourraient également être présentés dans cette galerie.
  3. Le musée devrait décrie l’ancien Trésor de Saint-Denis, jadis si prestigieux en Europe. A défaut de reconstituer ce trésor, il faudrait en rappeler l’existence et ce que sont devenus toutes les pièces dispersées. Le public ignore souvent l’existence de ce trésor et le musée devrait combler cette lacune de façon pédagogique.
  4. Une exposition convenable des ornements des funérailles de Louis XVIII. Jusqu’à présent, ils se trouvent confinés dans une chapelle du bas côté Nord et la plupart des visiteurs ne peuvent en remarquer la présence. Ces objets, ainsi que la manteau, devraient rejoindre le musée.
  5. Le musée devrait évoquer l’ancienne abbaye tant l’histoire de l’église est liée à cette dernière. Il semble nécessaire de le rattacher aux bâtiments de l’ancienne abbaye. Pour des raisons pédagogiques, il serait important que les touristes voient l’abbaye et non pas la seule église. Pour un parcours logique et pédagogique de visite, le musée devrait être vu avant la basilique. Les locaux de l’abbaye sont aujourd’hui occupés par la Maison de la Légion d’Honneur. Mais celle-ci, depuis ses agrandissements en sous-sols et dans les jardins, pourrait abandonner au musée quelques pièces de la partie nord de l’abbaye, autour de la sacristie.

Si ce musée était créé, cela pourra aider à appuyer le dossier de classement à l'UNESCO de l’abbaye. Car ce sont aussi le soin et l'intérêt des pouvoirs publics pour un monument qui sont jugés par cette institution internationale.

Par ailleurs, différents fragments du dépôt lapidaire pourraient réintégrer la basilique.

  1. Les fragments du tombeau de Charles V pourraient amener une recomposition de l'évocation existante, bien insuffisante.
  2. Le dais de Jeanne de France pourrait être également exposé à l’intérieur de la basilique.
  3. La plaque de Bouvines qui était exposée dans la chapelle Saint Jean Baptiste (dite "chapelle des Charles") jusqu'à la fin des années 1990 devrait réintégrer la basilique.
    Cette plaque commémorative du XIII
    e
    siècle rappelait indirectement la victoire de Philippe Auguste à Bouvines sur les armées allemandes, anglaises et flamandes.
    Elle se trouvait avant la Révolution dans l'église parisienne de Sainte Catherine du Val des Ecoliers - détruite à la fin du XVIII
    e
    siècle. L'église fut fondée par les sergents d'armes de la garde du roi, en mémoire de la bataille de Bouvines. Transférée à Saint-Denis, elle y était finalement la seule trace du souvenir de Philippe Auguste, à défaut de son tombeau disparu dès la Guerre de Cent ans.

Alaric Osmond

 


 

 

 

 

 

08 décembre 2011

Déménager le conseil d'Etat et le conseil constitutionnel.

Dans notre république, deux institutions fondamentales sont installées dans le Palais-Royal : le conseil d'Etat et le conseil constitutionnel.

Le premier a toujours eu un rôle important dans l'histoire législative et administrative de la France. Le rôle du second n'a cessé de croître.

Le Palais-Royal ne pourra pas être unifié, mis en valeur, et rendu au public tant que ces deux institutions y siègeront.

L'intérêt du Palais-Royal mais aussi celui de ces deux institutions seraient qu'on les installe dans un bâtiment dédié. Ces bâtiments pourraient être aménagés et seraient plus fonctionnels et pratiques que l'antique demeure du Cardinal de Richelieu et de la Maison d'Orléans.

Les plus hautes autorités de l'Etat, les membres de ces deux instances qui ont à coeur le service public comprendront aisément l'importance et l'utilité de ce transfert.

  1. Une première possibilité serait d'installer ces deux conseils dans des bâtiments neufs, qui matérialiseraient leur adptation au monde moderne. Dans le cadre du Grand Paris, ces deux institutions pourraient être installées ailleurs qu'au coeur de Paris.
  2. Une autre possibilité serait de les transférer dans d'anciens bâtiments dont l'affectation pourraient changer. Pourquoi ne pas les installer là où l'on envisager de transférer le tribunal de grande instance de Paris et d'autres institutions du palais de justice de Paris, c'est-à-dire à l'Hôtel-Dieu.
  3. On pourrait aussi installer le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel au 36, quai des Orfèvres. Ce superbe bâtiment, totalement remis à neuf, offrirait des conditions de travail idéal aux deux conseils. L'île de la Cité continuerait à un être le coeur d'une cité de la justice.
  4. L'une de ces deux institutions pourraient aussi s'installer dans un des bâtiments abandonnés par le ministère de la Défense, par exemple, au siège du ministère, situé boulevard Saint-Germain.

Souhaitons dans l'intérêt du conseil d'Etat et du conseil constitutionnel et dans l'intérêt du Palais-Royal que ces transferts soient un jour réalisés.

Alaric Osmond

01 décembre 2011

Créer un musée du mobilier national.

Le mobilier national a pour mission de meubler les bâtiments officiels de la république française (palais de l'Élysée, hôtel Matignon, certains ministères et ambassades à l'étranger...), auxquels il prête certains des objets de sa collection. Celle-ci en compte plus de 200 000, datant du XVIIe siècle à nos jours. 75 000 d’entre eux possèdent une valeur patrimoniale, parmi lesquels plusieurs milliers d’objets prestigieux ou précieux.

 

Il est également chargé de la conservation et de l'entretien de ces objets, au sein de sept ateliers d'art : restauration de tapisseries, restauration de tapis, tapisserie d'ameublement, tapisserie de décor, menuiserie en sièges, ébénisterie et lustrerie-bronze.

 

Etant la propriété du peuple français et mis à la disposition de ses élus et représentants, il serait logique et normal que ces objets ou au moins les plus beaux d'entre eux soient visibles du public. L'aménagement d'un musée du mobilier national serait un acte éminemment républicain et démocratique et serait très apprécié des électeurs. Les hommes publics qui contribueraient à la réalisation de cette entreprise accompliraient un acte de haute valeur culturelle qui serait portés à leur crédit par les électeurs et l'histoire.

 

Quatre sites pourraient par exemple accueillir ce musée du mobilier national :

 

1. L'hôtel de la Marine : autrefois nommé hôtel du Garde-Meuble, il serait logique et souhaitable qu’il soit dédié aux activités du Mobilier national. L'hôtel fut construit entre 1757 et 1772 pour abriter le Garde-Meuble de la Couronne[]. Ses galeries étaient ouvertes au public tous les premiers mardis de chaque mois de la Quasimodo à la Saint-Martin (entre Pâques et la Toussaint) entre 9 heures et 13 heures. En affectant l'hôtel de la Marine au mobilier national, le bâtiment retrouverait sa vocation originelle. La situation géographique de l'hôtel de la Marine à proximité du Louvre et du musée des arts décoratifs faciliterait les synergies entre ces institutions.

 

2. Le bâtiment du ministère de la Défense au 231 boulevard Saint-Germain pourrait également dans l'optique du transfert à Balard un lieu d'exposition idéal.

 

3. Le bâtiment de la préfecture de Police de Paris, au 36 quai des Orfèvres, dont l'affectation future n'a pas été décidée pourrait du fait de la qualité de son architecture et de son emplacement central dans Paris abriter un tel musée.

 

4. La château de Vincennes est un des rares anciens palais de la monarchie à ne pas avoir trouvé d'affectation ; la République pourrait aisément en faire un grand lieu d'exposition des trésors du mobilier national. Le château pourrait être un écrin admirable dans lequel serait exposé chronologiquement un très grand nombre de pièces. Vincennes faillit abriter la maison de l'histoire de France. En exposant, les trésors du mobilier national, le château renouerait avec la grande idée d'en faire un lieu au service du public, de l'histoire et de l'art.

 

La création d'un tel musée aurait pour avantage de favoriser les travaux des spécialistes de l'art qui pourraient étudier et répertorier dans un tel lieu tous ces trésors. Le travail de classification éviterait aussi les pertes et les vols de certains des trésors les plus précieux du peuple français.

 

Alaric Osmond

20:52 Publié dans Musées, Paris | Lien permanent | Commentaires (1)

28 novembre 2011

Que va devenir le 36, quai des Orfèvres : musée ou siège d'institutions publiques ?

Le 36, quai des Orfèvres est le bâtiment où se trouvent le siège, l'état-major et les services communs de la Direction régionale de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris. Attenant au Palais de justice de Paris|Palais de justice de la capitale, il est situé au 36 du quai des Orfèvres, sur l'île de la Cité, face à la rive gauche, dans le Premier arrondissement de Paris.

Le transfert de cette institution dans une tour dans le quartier des Batignolles pose la question de l'avenir du bâtiment.

Le bâtiment a certaines caractéristiques qui plaident pour sa transformation en musée :

  • la qualité de l'architecture,
  • l'emplacement central dans Paris,
  • la surface disponible,
  • le caractère public de l'institution qu'il a abrité.

Paris devrait être constellée encore davantage qu'elle ne l'est de phare de la culture comme les musée d'Orsay, du quai Branly, du Louvre par exemple. Il y aurait de quoi faire du grand bâtiment qui fait face à Notre-Dame-de-Paris un de ces phares culturels en lui assignant une thématique précise.

Une autre possibilité serait d'y transférer des institutions de la justice. Il avait été envisagé de transférer le tribunal de grande instance de Paris et d'autres institutions du palais de justice de Paris à l'Hôtel-Dieu. Ce transfert ayant été décidé sur un autre site, on pourrait aussi y installer le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel. Ces deux institutions occupent le Palais-Royal : or, ce dernier est un bric-à-brac qui mériterait d'être unifié pour être mis en valeur.

Alaric Osmond

22 novembre 2011

Le ministère de la Défense boulevard Saint-Germain devrait être transformer en un musée ou un centre de recherches.

Le projet de transfert des différents sites du ministère de la Défense à Balard aura pour conséquence l'abandon de l'actuel siège du ministère, sis au no 231 du boulevard Saint-Germain à Paris.

Ce dernier occupe la plus grande partie de l'îlot entre le boulevard Saint-Germain, la rue Saint-Dominique et la rue de l'Université.

Ce bâtiment de bureaux sur le boulevard a été construit en 1876 et 1877 par l'architecte Louis-Jules Bouchot.

C'est un superbe bâtiment. On parle souvent de l'hôtel de la Marine mais qu'adviendra-t-il également de ce vaste édifice ?

Pourquoi ne pas en faire un superbe musée ? Cela aurait de nombreux avantages :

  1. L'emplacement du bâtiment, à proximité des musées du Louvre et du musée d'Orsay et au coeur de Paris est idéal pour les touristes.
  2. la qualité de l'architecture en ferait un écrin pour les collections qu'il abriterait ;
  3. changer l'affectation d'un grand et beau bâtiment serait un acte culturel fort comme le fut la transformation en musée de la gare d'Orsay et du ministère des Finances de la rue de Rivoli ;
  4. les musées thématiques ont une fonction pédagogique forte et sont appréciés du public ; ce bâtiment pourrait devenir un musée du mobilier national, mobilier qui appartient au peuple français et qui trouverait là un lieu d'exposition si par exemple l'hôtel de la Marine devenait le musée du Dix-huitième siècle ;
  5. l'homme politique qui soutiendrait une telle entreprise accomplirait un acte culturel majeur qui serait porté à son crédit.

Ce bâtiment pourrait aussi devenir une bibliothèque ou un centre de recherches et d'études ouvert au public. Vu son histoire, il pourrait être dédié aux études stratégiques ou à la recherche géopolitique, voire abriter une grande bibliothèque historique et militaire.

Alaric Osmond

 

15:29 Publié dans Musées | Lien permanent | Commentaires (0)

10 septembre 2011

L'hôtel de la Marine doit devenir un musée.

L'État ne doit pas vendre l'hôtel de la Marine à un promoteur privé. Cette règle devrait d'ailleurs, par principe, s'imposer à tous les ­bâtiments et domaines qui, sous l'Ancien Régime, formaient les biens de la couronne et qui appartiennent encore à l'État et donc au peuple français. Leur conservation est nécessaire car ils font partie du patrimoine inaliénable de la nation. Les hommes politiques qui gèrent les bien de la nation n'en sont pas les propriétaires. Ils sont les dépositaires de biens qu'ils doivent transmettre intacts aux générations futures. 

De toute façon, ce n'est pas en cédant l'hôtel de la Marine que l'on va résoudre les problèmes budgétaires de la France. Toute économie faite au détriment de ce lieu mondialement connu serait dérisoire : les problèmes financiers économiques de l’Etat ne se règleront pas en bradant les trésors du Patrimoine mais en menant des réformes de fond.


Une fois posé ce principe, il reste à déterminer l’usage de ce magnifique bâtiment, dont la façade conçue par Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du Roi, est un sublime témoignage de l’architecture élégante et fastueuse du dix-huitième siècle. Trois affectations paraissent justifiées au regard de l’historique et de la configuration du site.

1. Un musée du Mobilier national.

Autrefois nommé hôtel du Garde-Meuble, il serait logique et souhaitable qu’il soit dédié aux activités du Mobilier national. L'hôtel fut construit entre 1757 et 1772 pour abriter le Garde-Meuble de la Couronne[]. Ses galeries étaient ouvertes au public tous les premiers mardis de chaque mois de la Quasimodo à la Saint-Martin (entre Pâques et la Toussaint) entre 9 heures et 13 heures. Si la monarchie rendait accessible au peuple les trésors du Garde-Meuble, la République pourrait en faire autant avec le Mobilier national. Le mobilier national a pour mission de meubler les bâtiments officiels de la république française (Palais de l'Élysée, Hôtel Matignon, certains ministères et ambassades à l'étranger...), auxquels il prête certains des objets de sa collection. Celle-ci en compte plus de 200 000, datant du XVIIe siècle à nos jours. 75 000 d’entre eux possèdent une valeur patrimoniale, parmi lesquels plusieurs milliers d’objets prestigieux ou précieux[]. L’hôtel de la Marine pourrait servir de musée et de lieu d’exposition des plus beaux éléments du Mobilier national. Il serait éminemment démocratique et républicain de présenter au grand public les trésors du mobilier national. L’hôtel de la Marine serait un écrin adéquat.

Les salles les plus belles de l’hôtel de la Marine seraient conservés en l’état, les espaces de moindres qualités feraient l’objet d’un réaménagement global à la fois respectueux du cadre et en accord avec les normes muséographiques les plus exigeantes.

2. Un musée du XVIIIe siècle.

Du fait de sa date de construction, de son style, de sa localisation, l’hôtel de la Marine pourrait devenir un musée du siècle des lumières. Il serait pour le XVIIIe ce que le Musée d’Orsay est pour le XIXe siècle. Il deviendrait vite un des emblèmes de Paris et un phare de la culture mondiale. La France dispose de nombreuses œuvres pour enrichir un tel musée. Il ne serait pas nécessaire d’appauvrir les collections d’autres musées pour créer un ensemble de collections unique au monde. Une politique active d’acquisitions permettrait rapidement au musée d’offrir au public une large présentation de l’art raffiné du XVIIIe siècle. Comme l’a souligné Jean-Charles de Castelbajac, l’hôtel de la Marine serait un lieu idéal pour installer le Musée du siècle des Lumières, et ce musée pourrait montrer l'influence du XVIIIe siècle sur notre époque. Les décors intérieurs qui sont l'œuvre de l'architecte Jacques Gondouin, inspiré par Piranèse, constituent une étape importante dans l'évolution du goût et de l’art au XVIIIe siècle : ils seraient en eux-mêmes un objet d’exposition.

3. Un musée de la Marine.

L’hôtel de la Marine est un lieu chargé d'histoire et de sensibilité maritime. A ce titre, il pourrait fort logiquement devenir un musée du patrimoine maritime. Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe, affirme : « Il faudrait concevoir un musée qui vive et bouge, comme le fait la mer. Ce ne serait pas compliqué de le remplir de choses intelligentes et inter­actives. » De fait, le musée de la Marine est à l’étroit dans le Palais de Chaillot. Le redéploiement de ses collections pourrait être envisagés, libérant un Palais de Chaillot qui pourrait être à son tour repensé. L’installation d’un musée de la Marine nécessiterait des travaux importants. Les salles les plus belles de l’hôtel de la Marine dont les décors intérieurs, d'une grande magnificence, seraient conservées et présentées pour elles-mêmes. On pourrait néanmoins y exposer des peintures ayant pour thèmes la mer. Les autres salles seraient profondément transformées pour permettre l’exposition d’objets liés au patrimoine maritime.

Dans tous les cas, ce musée pourrait être associé aux autres musées du secteur : Louvre, Orsay, Orangerie, Arts décoratifs.

Alaric Osmond

09 février 2011

Le pilier des nautes devrait être exposé au Musée d'archéologie nationale ou au musée Carnavalet.

Le musée d'archéologie national de Saint-Germain-en-Laye et le musée national du Moyen Âge à Paris ont chacun un thème précis. Le premier installé dans une résidence des rois de France a été créé pour exposer des objets datant de la Préhistoire et de l'Antiquité (en particulier de l'époque gaulois et gallo-romaine). Le second installé dans la résidence parisienne des abbés de Cluny expose des objets datant du Moyen Âge.

Néanmoins, les collections de ces deux musées pourraient évoluer afin de tendre vers plus de clarté et de cohérence chronologique et pour mieux mettre en valeur certaines pièces remarquables. 

Ainsi, le fameux pilier des nautes est un objet témoignant à merveille de la fusion gallo-romaine. Edifié par la corporation des nautes de Lutèce, il manifeste un syncrétisme gallo-romain dont témoigne la présence simultanée de représentations de divinités gauloises et romaines. Or, sa découverte et son étude au dix-huitième siècle s'apparentent à une des premières formes de manifestation d'archéologie. De plus, il date des premières années de la Gaule romaine. Pour ces deux raisons, il mériterait amplement d'être exposé au musée d'archéologie nationale dont le premier nom fut d'ailleurs musées des Antiquités celtiques et gallo-romaines. Enfin, dans une des salles du château de Saint-Germain-en-Laye, il pourrait être éclairé et mis en valeur de façon plus satisfaisante que dans le frigidarium des Termes de Cluny. Le pilier des nautes est une merveille archéologique qui mériterait d'être exposé et expliqué dans une pièce dédié. Il n'a rien à voir avec les collections médiévales exposées dans musée du Moyen Âge.

A la rigueur, le pilier des Nautes pourrait être exposé dans le musée Carnavalet car en tant que plus ancien monument parisien, il aurait sa place dans le musée de l'histoire de Paris.

Inversement, il y a au musée de Saint-Germain-en-Laye des pièces qui mériteraient amplement de rejoindre le musée national du Moyen Âge. Les collections mérovingiennes appartiennent clairement au Moyen Âge. Certes, on peut discuter du caractère artificiel du découpage des périodes historiques. Mais au-delà des subtilités, la césure entre l'époque mérovingienne qui marque les fondements culturels, politiques, religieux et économiques du Moyen Âge avec l'époque de la Gaule romaine est un fait peu contestable. Comme c'est également un fait que cette césure est une donnée largement admise par le grand public et qu'il faut donc prendre en compte. Il serait donc logique que les collections de l'époque franque du musée de Saint-Germain-en-Laye rejoignent le musée du Moyen Âge. Ceci permettrait des comparaisons très intéressantes entre les objets wisigothiques déà présents dans l'ancienne résidence des abbés de Cluny. Ceci renforcerait également l'impression d'abondance qui fait la force de la présentations des collections du musée national du Moyen Âge.

Bien sûr, un tel échange pourrait susciter des réticences. Mais c'est aux décideurs publics de faire prévaloir l'intérêt général ; c'est aux responsables et conservateurs des musées de comprendre que les musées ont des obligations pédagogiques vis-à-vis du grand public. Et la cohérence des thèmes et le respect de la chronologie sont des bases de toute bonne pédagogie.

Alaric Osmond

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30 décembre 2010

Restaurer l'horloge du Palais de la Cité.

Les pouvoirs publics ont le devoir de ne pas laisser se dégrader les trésors du Patrimoine. Ils le font mais pas assez car de nombreux sont trésors et non des moindres sont oubliés.

La tour de l'Horloge du palais de la Cité est un de ces trésors. Son horloge est la plus ancienne horloge publique de Paris et l'une des plus anciennes d'Europe. Ce chef d'oeuvre artistique et technique est laissé à l'abandon et sa dégradation est visible. Les autorités concernées doivent réagir.

Le roi de France Jean II fit construire une tour à l’angle nord-est du palais de la Cité. De forme Carrée, massive, haute de 47 mètres, aux murs épais de près d'un mètre, elle accueillit vers 1370 la première horloge publique à Paris, construite par Henri de Vic, horloger lorrain. Cette tour de guet rectangulaire fut ainsi nommée tour de l’Horloge.

En 1418, la municipalité réclama que l'horloge comportât un cadran extérieur "pour que les habitants de la ville puissent régler leurs affaires de jour comme de nuit". Les plus importantes restaurations du cadran furent faites en 1472 par Philippe Brille, en 1585 par le sculpteur Germain Pillon (auvent, sculptures), puis 1685, 1852 et 1909, dates apparaissant au bas du cadran.

L'horloge est encadrée de deux grandes figures allégoriques qui représentent la Loi et la justice.

Deux plaques posées au-dessus et au-dessous de l'horloge portent des inscriptions latines :

  • en haut : " Celui qui lui a déjà donné deux couronnes lui en donnera une troisième", allusion aux couronnes de Pologne et de France ;
  • en bas : " Cette machine qui fait aux heures douze parts si justes enseigne à protéger la Justice et à défendre les lois".

Le cadran actuel, est de forme carrée, d'un diamètre d'un mètre et demi et est orné au centre de rayons flamboyants et dorés ; il est placé sur le manteau royal de la France au fond d'azur fleurdelisé.

Les aiguilles en cuivre repoussé et bronzé, la grande en fer de lance, la petite terminée en fleur de lis, marquent les heures sur des chiffres romains colorés en relief sur la pierre.

L'horloge est encadrée de deux grandes figures allégoriques qui représentent la Force et la justice.

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10 novembre 2010

Des idées pour Versailles

L'Etablissement public de Versailles a lancé ces dernières années de multiples initiatives ; celles-ci témoignent d'une gestion dynamique et audacieuse du domaine et du musée. De nouvelles idées pourraient être lancées qui contribueraient encore à l'optimisation de l'utilisation des espaces et au rayonnement muséographique mondial de Versailles.

  1. Créer un historial Louis XIV. L'historial Charles de Gaulle aux Invalides est un formidable outil pédagogique audiovisuel. Ne serait-il pas possible de faire selon le même modèle un historial Louis XIV dans le musée de Versailles ? A défaut, il pourrait être créé un historial Louis XIV aux Invalides ; Louis XIV étant le créateur des Invalides, il serait aussi légitime qu'il y ait un historial Louis XIV en ce lieu. L'historial Charles de Gaulle est le fruit d'un travail avec la fondation Charles de Gaulle.
  2. Créer une fondation Louis XIV. On pourrait très bien envisager la création d'une fondation Louis XIV qui ferait pour l'étude du règne de Louis XIV le même travail que celui qu'a réalisé pour l'étude du Premier Empire la Fondation Napoleon. Depuis sa création, la fondation Napoléon a fait un travail exceptionnel qui a relevé le niveau des études napoléoniennes et leur donner un caractère scientifique au-delà des légendes dorées ou noires. Une telle institution privée pourrait un être un appui utile pour canaliser les initiatives privées et constituer un partenaire des institutions publiques comme l'établilssement public de Versailles. Le partenariat public/privé peut être encore beaucoup développé dans le domaine culturel. 
  3. Transformer les Ailes des Ministres en lieux d'exposition. Il est annoncé qu'à terme l'aile des Ministres du Nord accueillera les scolaires et celle du Midi les visiteurs individuels. Mais ces deux utilisations pourraient être provisoires. Mais dans ce cas, que deviendront les ailes des Ministres , quelle sera leur affectation ? De nombreuses utilisations pourraient être trouvées. Pourquoi ne pas en faire des salles d'exposition des objets provenant des réserves et malheureusement invisibles pour le grand public faute de place ? Des objets provenant des réserves du musée de l'histoire de France ou bien liés à la période de l'occupation royale du château pourraient y être exposés. L'historial Louis XIV pourrait y être aménagé ou bien un restaurant très haut de gamme. On pourrait aussi y alénager une grande salle des maquettes présentant le château à différentes époques. 
  4. Dégager la place d'armes en la libérant des cars et des voitures. La place d'armes de Versailles est littéralement assassinée par les voitures et les cars qui massacrent la vue. La mairie et l'établissement public de Versailles ont le devoir de s'entendre pour aménager la place d'armes en la libérant de l'agression visuelle des cars et des voitures. Ne serait-il pas possible, exactement comme au Louvre et aux Tuileries, d'enterrer ce parking ? Autrefois la vue du Louvre était défigurée par les cars de touristes. Aujourd'hui grâce au parking souterrain, la vue du musée est libérée. Ne pourrait-on lancer un tel projet à Versailles ?
  5. Réaliser une maquette du château de Marly et des états successifs du château de Versailles. L'établissement public a récemment acquis le domaine de Marly. A défaut de pouvoir reconstruire le château (ce serait un rêve, comme de reconstruire Saint-Cloud ou les Tuileries, mais les rêves peuvent devenir réalité comme avec le château de Berlin), ne serait-il pas possible de réaliser une maquette de grande qualité ou reconstitution miniature de ce château ? Elle serait présentée aux visiteurs de Versailles et les aiderait à imaginer cette merveille. Un livre sur ce château de Marly ne pourrait-il être réalisé, livre offrant au public toutes les vues encore existantes du château (reproduction de peinture, gravures, plans etc.) ? Une salle des maquettes pourrait être affectée à la présentation au public des différents états du château depuis le dix-septième siècle, ce serait très utile pédagogiquement et apprécié des visiteurs.
  6. Restaurer la grille d'entrée du château pour la mettre en harmonie avec la grille royale. La restitution de la grille royale du château de Versailles est une grande réussite artistique et esthétique. Mais il convient de s'intéresser désormais à la grille d'entrée du château. Celle-ci paraît désormais vieille et abîmée. De plus, étant principalement couverte de peinture noire, elle souffre énormément de la comparaison avec la grille royale. D'ailleurs, il semble que cette coloration noire de la grille ne soit pas la coloration d'origine, car sur plusieurs peintures, il apparaît que les deux grilles étaient dorées. Il convient donc de restaurer et dorer intégralement la grille d'entrée pour faire cesser cette bizarerie et ce contraste affligeant (à défaut de restituer la grille d'origine comme pour la grille royale). Le rétablissement de l'harmonie entre les deux grilles est une nécessité et les pouvoirs publics doivent en prendre conscience. Une grande entreprise aurait tout intérêt à devenir le mécène d'une opération de restauration de la grille d'entrée du château. L'établissement public du château de Versailles a développé une grande politique de mécénat qui pourrait trouver dans ce nouveau projet un nouveau développement.
  7. Rassembler dans un ouvrage les projets des architectes pour Versailles. Il manque cruellement dans la bibliographie relative au château l'équivalent du merveilleux ouvrage de Jean-Claude Daufresne "Louvre et Tuileries, Architectures de papier". Cet ouvrage publié lors des travaux du Grand Louvre recense tous les grands projets architecturaux relatifs aux palais du Louvre et des Tuileries du seizième siècle au vingtième siècle. Dans ce livre, chaque projet donne lieu à une analyse détaillée et à une description avec des plans, des esquisses et des gravures très agréables à regarder et donnant une idée précise de ce qu’aurait pu devenir le double-palais. Un ouvrage reprenant exactement le même principe concernant Versailles mériterait d’être écrit car les plus grands architectes des dix-septième et dix-huitième siècles ont formulé des propositions parfois grandioses que seul le malheureux état des finances a empêché de réaliser. Les passionnés d’art, d’histoire et d’architecture feraient le succès d'un tel livre qui ferait date dans la bibliographie trop souvent répétitive sur le château de Versailles. Il serait très opportun que ceux qui le peuvent, et en particulier aux responsables de l'établissement public du château de Versailles, incitent un auteur à rassembler dans un grand ouvrage les plans, esquisses et gravures de tous les architectes ayant formulé des propositions d'aménagement et de reconstruction du château.

Alaric Osmond

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04 septembre 2010

Créer un historial Napoléon aux Invalides et étudier l'architecture du Premier Empire.

 

Dans l'abondante bibliographie consacrée au Premier Empire, il manque cependant des ouvrages de fond traitant de nombreux sujets. Parmi ceux-ci on peut citer :
 
  1. Le projet de Palais du Roi de Rome à Chaillot au coeur d'une cité impériale,
  2. Le projet de réaménagement de la basilique de Saint-Denis avec création d'un chapitre impérial,
  3. Le projet de création d'un palais du Pape sur l'Ile de la Cité,
  4. La création de "noblesses" par les frères de Napoléon sur le modèle du système de la classe titrée dite abusivement noblesse d'empire,
  5. La comparaison des constitutions adoptées par les frères de Napoléon pour leur royaume (ces constitutions mériteraient d'être publiées et mises en ligne sur Internet). 
En particulier, du point de vue de l'histoire de l'art et comme témoignages révélateurs de la vision et de la politique de Napoléon Ier, l'écriture d'ouvrages présentant non seulement les réalisations mais aussi tous ses projets architecturaux et artistiques serait du plus haut intérêt. Il faudrait des ouvrages présentant de façon détaillée ces projets, avec reproduction de plans et gravures d'architectes, voire avec de nouveaux dessins créés pour illustrer ces projets.
 
En attendant que ces sujets soient traités sérieusement et à fond, voici quelques articles intéressants qui mériteraient d'être mis en ligne : 
  • Georges Poisson, Le fantôme du palais du Roi de Rome, in : Revue Napoléon 1er,  n°43, mars-avril 2007.
  • Georges Poisson, Villes et régions de l'Empire. Napoléon chez les rois de France à Saint-Denis, in : Revue Napoléon 1er,  n°31, mars-avril 2005.
  • Bruno Foucart, Le Palais Rêvé de L'Aiglon, in : Connaissance des Arts, n° 425/426, Juillet-Août 1985. 
  • Edouard Driault, Napoléon architecte, éd. Presses universitaires de France, 1939.
Enfin, la Fondation Napoléon devrait entrer en relation avec le musée de l'Armée afin de créer aux Invalides un historial conçu selon le même principe que l'historial de Gaulle. Ce dernier résulte du travail commun entre le Fondation de Gaulle et le musée de l'Armée. Or, les liens entre les Invalides, l'Armée et Napoléon sont au moins aussi forts que ceux qui unissent de Gaulle à ces mêmes institutions. Un historial Napoléon aux Invalides contribueraient à moderniser et rendre plus attractif le musée de l'Armée. Ce pourrait être un formidable outil pédagogique. L'historial de Gaulle des Invalides et un musée historique exposant des objets et des documents mais avec une forte composante audiovisuelle (salle de cinéma). C'est une grande réussite, il serait légitime de faire la même chose pour Napoléon Ier.

02 juin 2010

Basilique de Saint-Denis : comment sauver et mettre en valeur un des plus grands trésors de la France.

Si la basilique a bénéficié de plusieurs campagnes de restauration depuis le dix-neuvième siècle et qu'au début du vingt-et-unième siècle, plusieurs vitraux ont fait l'objet de nettoyage, la dégradation de la nécropole n'a pas été interrompue pour autant. Il appartient au Ministère de la Culture et à la Mairie de Saint-Denis d'impulser une nouvelle dynamique de mise en valeur de cette église qui a la double privilège d'être associée à l'histoire de la France comme nécropole royale pendant 1200 ans et d'être la première église d'un style qui a essaimé dans le monde entier, le style improprement qualifié de gothique.

L'Etat et la commune de Saint-Denis doivent se battre pour lancer cinq chantiers prioritaires. Une personnalité reconnue pourrait être nommée pour coordonner et activer ces cinq chantiers pour sauver et mettre en valeur un des plus grands trésors de la France. Quand un monument dépend de plusieurs services, le risque est grand de voir les projets le concernant s'enliser car quand il y a trop de responsables, il n'y a plus de responsables.

1. Arrêter définitivement les infiltrations qui détériorent les caveaux. En effet, sous l’effet des travaux de construction du RER B, qui ont profondément modifié le cours de rivières souterraines, le sanctuaire royal est miné par une série d’infiltrations dont l’action se conjugue à la dissémination des sels de salpêtre et à la pollution moderne. La solidité des caveaux est gravement fragilisée et nombre de monuments funéraires sont détériorés sous l’effet de l’humidité. Les ossuaires de tous les rois de France scellés en 1817 par des plaques de marbre sont victimes de graves infiltrations.

2. Rendre accessible et éclairer l'ensemble de la crypte des Bourbons. Les cercueils de la crypte des Bourbons sont particulièrement détériorés. Certains sont posés sur de simples tréteaux, d’autres ont été brisés et éventrés sous l’effet de l’humidité, laissant apparaître des ossements. La crypte n’est pas du tout mise en valeur, la grille d’accès en est fermée, il n’y a aucun éclairage ou information destinée au public. Il serait facile de mettre en place un éclairage de qualité et de donner une sépulture décente et inviolable aux princes de la Maison de Bourbon. Cela ne coûterait pas très cher et serait la moindre des choses.
 
3. Relancer les fouilles archéologiques et mettre à jour la sépulture du roi Pépin. La basilique de Saint-Denis est l'équivalent pour la France des nécropoles des Pharaons pour l'Egypte. Il s'agit dans les deux cas de monuments royaux funéraires et millénaires. Il serait donc logique que la France mobilise des moyens conséquents pour étudier ce grand trésor qu'est le sous-sol de la Basilique. Or, aucun plan de sauvetage n’a été programmé pour préserver un site qui, par ailleurs, ne bénéfice plus, depuis vingt ans, des crédits budgétaires qui lui permettraient de financer la reprise d’un chantier de fouilles pourtant jugées prometteuses par de nombreux historiens.  Les chantiers de fouilles archéologiques du sous-sol est arrêté depuis les années 1990. Des sarcophages mérovingiens, comme le cercueil intact de la Reine Arégonde, n’ont pas fait l’objet d’études approfondis. En effet, les spécialistes souhaiteraient pouvoir accéder au sous-sol de l’entrée où se trouve la sépulture du roi Pépin, père de Charlemagne. Certains archéologues ont proposé d’utiliser les caméras utilisées par les égyptologues pour étudier les nécropoles royales des Pharaons et les Pyramides (Le Figaro Magazine, n° 20454 du vendredi 7 mai 2010, page 65).

4. Inscrire la basilique au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'Etat et la commune de Saint-Denis doivent se battre pour faire aboutir ce projet. Ce serait amplement justifié, ne serait-ce que parce que la basilique est la première église construite dans le style dit gothique du monde.

5. Lancer un programme de rénovation des façades et des vitraux. Malgré la réfection du chevet, le maire de Saint-Denis a déploré à l'occasion des Journées du Patrimoine de 2006 l'absence de projets de réfection de la façade sud, de la pierre et des portails romans de la façade ouest, alors que des vitraux ont été remplacés en 2003 par du plastique.

Alaric Osmond

13 mai 2010

A propos du prénom Napoléon et du nom de famille Bonaparte

Le nom de famille des princes de la famille impériale française, c'est-à-dire des descendants de Napoléon et de ses frères ne peut être que Bonaparte. En effet, quelles que soient les dispositions légales ou la pratique de la famille, les éléments suivants plaident en faveur du nom Bonaparte.
 
* Le nom de famille de Napoléon, de ses parents et de ses frères était Bonaparte.
* C'est le seul nom de famille universellement connu dans le monde et souvent admiré, très rare sont les gens qui imaginent que Napoléon soit un nom de famille.
* Il n'est pas prouvé que Napoléon contrairement à ce qui est parfois écrit ait changé le nom de famille Bonaparte en Napoléon ; cela est souvent affirmé y compris par des historiens mais les références du texte légal établissant ce fait ne sont jamais données (certains historiens passent plus de temps à se recopier les uns les autres qu'à aller vérifier les sources primaires),
* Quand bien même, il l'aurait fait c'eût été contraire à la logique car alors les garçons portant le prénom de Napoléon dans sa famille (et ils sont nombreux à commencer par son fils), se seraient appelés Napoléon Napoléon (deux fois, une première pour le prénomn, une seconde pour le nom de famille).
* Bonaparte n'a pas été réservé aux descendants de Lucien puisque Napoléon III s'est fait élire sous le nom de Louis-Napoléon Bonaparte et de même le fils de Jérôme, a pris le nom de Bonaparte.
* Comme il est de règle dans toutes les Maisons souveraines régnantes, les actes d'état civil concernant les princes et princesses dynastes de la famille impériale ne comportèrent plus sous le second empire, que les prénoms précédés du prédicat d'altesse impériale, à l'exclusion du nom patronymique, mais celui-ci ne fut pas pour autant abandonné. C'est ainsi que le Prince Impérial (1856-1879), dont l'acte de naissance porte seulement les prénoms de Napoléon Eugène Louis Jean Joseph, sera inscrit sur les listes de conscription, pour le tirage au sort de 1878, sous le nom de Bonaparte. C'est néanmoins cette pratique et sa perpétuation dans les actes civils à l'étranger qui a conduit à laisser penser que les descendants de Jérôme ne portaient plus le nom de Bonaparte. Que cela soit officialisé ou non, ne change rien au fait qu'il s'agit d'une erreur.
* L'officialisation n'est même pas prouvée car selon l'historien Jean-Claude Lachnitt, c'est sous le patronyme Bonaparte qu'a été annoncé, le 3 mai 1997, le décès de Son Altesse Impériale Louis Jérôme Victor-Emmanuel Léopold Marie Bonaparte prince Napoléon.
* Les fères de Napoléon, de même que Murat, ont accolé à leur prénom celui de l'empereur. Louis, Joseph, Jérôme ont régné sous les noms de Louis-Napoléon, Joseph-Napoléon, Jérôme-Napoléon mais Napoléon n'était pas un patronyme mais une partie de leur prénom de souverain. Ainsi, sur la tombe de Joseph aux Invalides, il est inscrit Joseph Napoléon Ier et non Joseph Ier. Le fait que le quantième premier soit situé après Napoléon le prouve. L'absence de trait d'union entre Jospeh et Napoléon s'explique par le fait que le recours au trait d'union entre les prénoms est tardif.   
  
A noter que Napoléon serait issu de la forme italienne du prénom germanique ''Nibelung'' (source : Henri Grégoire, L’étymologie de Napoléon, Nepoleone-Nepulune-Nibelung, Bulletins de l'Académie royale de Belgique, n°6-9, Bruxelles, 1936, p. 351-357.). Nibelung a donné les prénoms médiévaux Nivelon en France et Nevolone en Italie. A partir du douzième siècle, le prénom Nevolone s'est répandu à partir de l'Italie centrale et par attraction de Napoli (Naples c'est-à-dire Neapolis) et Leone (lion) aurait évolué en Nepolone, Nepoleone, puis Napoleone. L'empereur des Français soucieux de se situer dans la continuité de Charlemagne portait donc un prénom qui fut courant dans une branche collatérale des Carolingiens, les Nivelonides, descendants d'un frère ou demi-frère de Charles Martel nommé Childebrand.
 
Alaric Osmond

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20 décembre 2009

La RATP doit progresser : temps d'attente, tramways, sorties des stations de métro.

La RATP a réalisé des efforts dans le service offert au client. Mais ces effrots doivent être poursuivis, ils sont d'autant plus nécessaires que la RATP remplit une mission de service public.
La RATP doit poursuivre ses efforts dans au moins quatre domaines.
  1. Les arrêts de bus doivent tous être équipés d'indicateurs de temps d'attente. Il n'est pas normal que certains clients de la RATP soient dans l'incertitude alors que d'autres sont correctement renseignés sur le temps qu'il leur faudra patienter avant d'avoir un bus. Par exemple, il est illogique que l'arrêt de la ligne 32 de la rue Louis Boilly ne soit pas doté d'un indicateur de temps d'attente. Or, cet arrêt est très fréquenté par des personnes âgées, des enfants accompagnés ou pas, et surtout c'est l'arrêt d'un des musées les plus intéressants de Paris le musée Marmottan (avec de nombreux touristes).
  2. Certains bus s'arrêtent très souvent avant leur terminus (c'est le cas du bus 63). Cette situsation est d'autant plus absurde que le terminus est souvent à quelques arrêts du véritable terminus. De plus, les conducteurs ne sont pas toujours aimables quand ils annoncent la fin du trajet du bus avant le terminus normal et demandent de descendre. Il serait normal que les conducteurs soient très aimables lors de ces annonces et qu'ils informent systématiquement les clients du temps qu'il leur faudra attendre avant le passage du prochain bus.
  3. De nombreuses stations de métro n'ont de sortie que d'un seul côté. Or, l'évolution de Paris, rendrait extrêment utile l'ajout de nouvelle sorties. Par exemple, la station Pasteur n'a de sortie que vers le bas du Boulevard Pasteur ; or, les gens qui descendent à cette station remontent le plus souvent ce boulevard pour aller dans les bureaux des bâtiments construits vers le boulevard de Vaugirard et la place de Catalogne. Aménager une sortie vers la partie haute du boulevard Pasteur serait donc rationnel et extrêment utile. Il y a parfois des aménagements de station en vue de créer de nouvelles sorties. Cette politique doit être systématisée et la RATP doit établir un plan de créations de nouvelles sorties pour les stations de métro en priorisant celles pour lequel ce serait le plus utile.
  4. Autrefois, grâce au bus PC, il était possible de faire le tour de Paris sans changement. A défaut de faire le tour de Paris, ce qui pourtant serait justifié par de multiples raisons évidentes, le tramway devrait réaliser son parcours actuel et futur d'une seule traite : il serait totalement aberrant et injustifié que les passagers soient obligés pour aller d'une porte de Paris à une autre de changer de tramway et d'attendre à nouveau dans le froid, la pluie, le vent ou la chaleur. Ceci ne pourrait que susciter des mécontentements justifiés car ni techniquement, ni socialement, il n'est impossible de faire une ligne de tramaway sur la totalité du parcours plutôt que deux ou trois.
 
Alaric Osmond

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