10 janvier 2012
Pour des chaînes thématiques sur la TNT
Il y a trop de chaînes généralistes en France : les programmes proposés sont souvent de médiocre qualité et on parfois l'impression d'un nivellement par le bas. De plus, le fait qu'il y ait un trop grand nombre de chaînes sur le même créneau n'est sans doute pas pertinent d'un point de vue économique.
Le public appréciera d'avoir de nouvelles chaînes si celles-ci renouvelle vraiment l'offre des programmes.
Le seul moyen d'y parvenir serait de multiplier les chaînes thématiques : chaîne météo, chaîne documentaire, chaîne téléachat, chaîne culturelle. Les Français sont passionnés d'histoire : la chaîne Histoire pourrait très bien bébéficier d'une option sur la TNT.
Le CSA doit tenir compte des attentes du public. Les hommes politiques doivent valoir l'intérêt du public, c'est à la fois leur devoir et leur intérêt. La télévision doit être tirée vers le haut et pas vers le bas. Des chaînes thématiques contribueraient à relever le niveau.
Alaric Osmond
20:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 janvier 2012
Un musée du dix-huitième siècle.
La France devrait se doter d’un musée du XVIIIe siècle.
Plusieurs raisons peuvent être invoquées pour le justifier.
- L’importance du XVIIIe siècle dans l’histoire de la France, de l’Europe et du monde, tant sur le plan des événements que de l’art ou des sciences est telle qu’elle justifie la création d’un musée qui lui soit dédié. ce musée montrer ainsi l'influence du du XVIIIe siècle sur notre époque.
- Ce musée serait pour le XVIIIe ce que le Musée d’Orsay est pour le Xe siècle. Il deviendrait vite un des emblèmes de Paris et un phare de la culture mondiale attirant les touristes du monde entier. Il contribuerait au rayonnement de la France et à son enrichissement par le surplus de tourisme qu’il amènerait.
- La France dispose de nombreuses œuvres pour enrichir un tel musée. Il ne serait pas nécessaire d’appauvrir les collections d’autres musées comme le Louvre pour créer un ensemble de collections unique au monde. Une politique active d’acquisitions permettrait rapidement au musée d’offrir au public une large présentation de l’art raffiné du XVIIIe siècle.
- Le fait que d’autres musées présentent des œuvres du XVIIIe siècle n’est pas gênant car les collections des musées peuvent s’entrecouper. Une saine émulation entre institutions culturelles peut être une source de dynamisme.
- La création de musée thématique favorise les études sur les thèmes qu’ils traitent. Une institution qui fonde sa notoriété sur un créneau culturel particulier tend à dynamiser les recherches sur celui-ci et à accroître la connaissance du public à son égard.
- Le public national et international apprécierait grandement la création d’un tel musée. Les électeurs français, qui sont souvent sensibles l’importance de la politique culturelle, apprécieraient que des hommes politiques soutiennent une telle initiatives.
Alaric Osmond
20:56 Publié dans Musées, Paris, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 décembre 2011
Agrandir le musée d'Orsay.
Le musée d’Orsay est une des plus grandes réussites de la politique culturelle française. La reconversion de l’ancienne gare abandonnée en un musée consacré à la peinture et l’art de 1848 à 1914 est un succès absolu. L’emplacement, le bâtiment, le choix de la période, la politique d’acquisition, tout a concouru à cette réussite.
Néanmoins, le musée fait face à un problème de place qui ne pourra que s’aggraver. La seule solution est l’agrandissement des surfaces d’exposition : or, le musée d’Orsay ne peut accroître sa surface d'exposition qu’en récupérant l’hôtel de la Caisse des dépôts. Il est donc nécessaire que le musée d'Orsay puisse s'étendre par l'adjonction de l'hôtel de Belle-Isle, siège de la Caisse des dépôts situé au 56, rue de Lille.
Cette solution a tous les avantages : très grande qualité de l’architecture, continuité et contiguïté des bâtiments, surface propre à permettre un accroissement considérable des capacités du musée.
Du point de vue du bien commun et du service public, les réactions négatives de certains ne sont pas compréhensibles.
En effet, que pèse le confort de quelques uns face à l’importance fondamentale du musée d’Orsay pour la culture française et l’image de Paris comme centre culturel mondial ?
Il appartient aux ministres concernés de favoriser l’aboutissement de cette solution qui est à la fois idéale et la seule possible. Le ministre de la culture et même le chef de l’Etat pourrait faire de cet agrandissement une priorité de la politique culturelle de la France tant le musée d’Orsay contribue au rayonnement culturelle de la France.
De même, la ville, les citoyens et les amoureux de Paris devraient réclamer la réalisation rapide de cette idée.
La Caisse des dépôts pourra facilement construire ou récupérer des bâtiments plus fonctionnels, plus modernes et moins coûteux quant à leur entretien quitte à s'installer dans le Grand Paris.
En déménageant la Caisse des dépôts pour agrandir le musée d'Orsay, le chef de l'Etat accomplirait un acte culturel historique qui serait apprécié universellement, à l'instar de ce que fit François Mitterrand en transférant le ministère des Finances pour agrandir le Louvre.
Alaric Osmond
20:56 Publié dans Musées, Paris, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 décembre 2011
Créer un musée de la basilique Saint-Denis.
Il manque à la basilique Saint-Denis son musée de l’œuvre ou son centre d’interprétation.
Ce musée pourrait prendre comme modèle celui de l’abbaye de Westminster, qui est le lieu d’enterrement des rois d’Angleterre, comme le fut l’abbaye de Saint-Denis pour les rois de France.
Actuellement, il existe une modeste salle d’introduction à la visite, au sud-est du portail Sud, à l’emplacement d’un des angles du cloître médiéval. Hormis quelques intéressants vestiges de ce dernier, on y trouve en vérité peu de choses et cela est fort dommage.
Un important espace d’exposition devrait donc mettre en valeur plusieurs éléments importants de l’histoire de la basilique.
- Le musée devrait exposer les nombreux fragments archéologiques qui ne sont pas connus du grand public faute de lieu d’exposition alors qu’ils le mériteraient. En effet, derrière le chevet, l’orangerie érigée à la fin du XVIIIe siècle est devenu un lieu de stockage de pièces importantes de l’archéologie de la basilique. Ce dépôt lapidaire est fermé à la visite. On y trouve notamment la grande vasque de la fontaine du cloître du XIIe siècle, de 3,80 m de diamètre, munie de petits écoulements ornés de têtes de dieux antiques. On y trouve également des clochetons issus du transept de la basilique, de nombreux objets trouvés lors des fouilles archéologiques ou des moulages de bases de colonnes carolingiennes… Ce pourrait être le fonds d’un musée de l’œuvre de la basilique car se trouvent dans ce dépôt lapidaire plusieurs centaines d’objets, comme l’a confié Serge Santos, administrateur adjoint de la basilique, au Journal de Saint-Denis.
- Le musée devrait présenter l’Histoire des tombeaux royaux, des funérailles et modes d’inhumations princières. Il serait opportun à cet égard d’évoquer l’ancien musée des effigies royales qui existait dans la salle du Trésor avant la Révolution. Les voyageurs venus de toute l’Europe aimaient y voir les visages de tous les rois depuis Charles VI jusqu’à Henri IV. Elles y étaient exposées comme les effigies anglaises que l’on voit aujourd’hui à l’Undercroft de Westminster Abbey. Certes, les effigies royales françaises et quelques masques mortuaires sans doute, ont été détruits par les révolutionnaires en 1793. La France ne possédant plus cette collection unique, une évocation pourrait toutefois suffire à rendre compte de cette collection disparue. L’un des bustes mortuaires d’Henri IV pourrait être mis en dépôt, ainsi que le masque mortuaire de la bibliothèque Sainte Geneviève. Quelques copies des visages de gisants réalisés d’après les masques pour l’élaboration de l’effigie pourraient également être présentés dans cette galerie.
- Le musée devrait décrie l’ancien Trésor de Saint-Denis, jadis si prestigieux en Europe. A défaut de reconstituer ce trésor, il faudrait en rappeler l’existence et ce que sont devenus toutes les pièces dispersées. Le public ignore souvent l’existence de ce trésor et le musée devrait combler cette lacune de façon pédagogique.
- Une exposition convenable des ornements des funérailles de Louis XVIII. Jusqu’à présent, ils se trouvent confinés dans une chapelle du bas côté Nord et la plupart des visiteurs ne peuvent en remarquer la présence. Ces objets, ainsi que la manteau, devraient rejoindre le musée.
- Le musée devrait évoquer l’ancienne abbaye tant l’histoire de l’église est liée à cette dernière. Il semble nécessaire de le rattacher aux bâtiments de l’ancienne abbaye. Pour des raisons pédagogiques, il serait important que les touristes voient l’abbaye et non pas la seule église. Pour un parcours logique et pédagogique de visite, le musée devrait être vu avant la basilique. Les locaux de l’abbaye sont aujourd’hui occupés par la Maison de la Légion d’Honneur. Mais celle-ci, depuis ses agrandissements en sous-sols et dans les jardins, pourrait abandonner au musée quelques pièces de la partie nord de l’abbaye, autour de la sacristie.
Si ce musée était créé, cela pourra aider à appuyer le dossier de classement à l'UNESCO de l’abbaye. Car ce sont aussi le soin et l'intérêt des pouvoirs publics pour un monument qui sont jugés par cette institution internationale.
Par ailleurs, différents fragments du dépôt lapidaire pourraient réintégrer la basilique.
- Les fragments du tombeau de Charles V pourraient amener une recomposition de l'évocation existante, bien insuffisante.
- Le dais de Jeanne de France pourrait être également exposé à l’intérieur de la basilique.
- La plaque de Bouvines qui était exposée dans la chapelle Saint Jean Baptiste (dite "chapelle des Charles") jusqu'à la fin des années 1990 devrait réintégrer la basilique.
Cette plaque commémorative du XIIIe siècle rappelait indirectement la victoire de Philippe Auguste à Bouvines sur les armées allemandes, anglaises et flamandes.
Elle se trouvait avant la Révolution dans l'église parisienne de Sainte Catherine du Val des Ecoliers - détruite à la fin du XVIII e siècle. L'église fut fondée par les sergents d'armes de la garde du roi, en mémoire de la bataille de Bouvines. Transférée à Saint-Denis, elle y était finalement la seule trace du souvenir de Philippe Auguste, à défaut de son tombeau disparu dès la Guerre de Cent ans.
Alaric Osmond
20:55 Publié dans Musées, Saint-Denis, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 décembre 2011
Déménager le conseil d'Etat et le conseil constitutionnel.
Dans notre république, deux institutions fondamentales sont installées dans le Palais-Royal : le conseil d'Etat et le conseil constitutionnel.
Le premier a toujours eu un rôle important dans l'histoire législative et administrative de la France. Le rôle du second n'a cessé de croître.
Le Palais-Royal ne pourra pas être unifié, mis en valeur, et rendu au public tant que ces deux institutions y siègeront.
L'intérêt du Palais-Royal mais aussi celui de ces deux institutions seraient qu'on les installe dans un bâtiment dédié. Ces bâtiments pourraient être aménagés et seraient plus fonctionnels et pratiques que l'antique demeure du Cardinal de Richelieu et de la Maison d'Orléans.
Les plus hautes autorités de l'Etat, les membres de ces deux instances qui ont à coeur le service public comprendront aisément l'importance et l'utilité de ce transfert.
- Une première possibilité serait d'installer ces deux conseils dans des bâtiments neufs, qui matérialiseraient leur adptation au monde moderne. Dans le cadre du Grand Paris, ces deux institutions pourraient être installées ailleurs qu'au coeur de Paris.
- Une autre possibilité serait de les transférer dans d'anciens bâtiments dont l'affectation pourraient changer. Pourquoi ne pas les installer là où l'on envisager de transférer le tribunal de grande instance de Paris et d'autres institutions du palais de justice de Paris, c'est-à-dire à l'Hôtel-Dieu.
- On pourrait aussi installer le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel au 36, quai des Orfèvres. Ce superbe bâtiment, totalement remis à neuf, offrirait des conditions de travail idéal aux deux conseils. L'île de la Cité continuerait à un être le coeur d'une cité de la justice.
- L'une de ces deux institutions pourraient aussi s'installer dans un des bâtiments abandonnés par le ministère de la Défense, par exemple, au siège du ministère, situé boulevard Saint-Germain.
Souhaitons dans l'intérêt du conseil d'Etat et du conseil constitutionnel et dans l'intérêt du Palais-Royal que ces transferts soient un jour réalisés.
Alaric Osmond
20:55 Publié dans Paris, Patrimoine, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 décembre 2011
Créer un musée du mobilier national.
Le mobilier national a pour mission de meubler les bâtiments officiels de la république française (palais de l'Élysée, hôtel Matignon, certains ministères et ambassades à l'étranger...), auxquels il prête certains des objets de sa collection. Celle-ci en compte plus de 200 000, datant du XVIIe siècle à nos jours. 75 000 d’entre eux possèdent une valeur patrimoniale, parmi lesquels plusieurs milliers d’objets prestigieux ou précieux.
Il est également chargé de la conservation et de l'entretien de ces objets, au sein de sept ateliers d'art : restauration de tapisseries, restauration de tapis, tapisserie d'ameublement, tapisserie de décor, menuiserie en sièges, ébénisterie et lustrerie-bronze.
Etant la propriété du peuple français et mis à la disposition de ses élus et représentants, il serait logique et normal que ces objets ou au moins les plus beaux d'entre eux soient visibles du public. L'aménagement d'un musée du mobilier national serait un acte éminemment républicain et démocratique et serait très apprécié des électeurs. Les hommes publics qui contribueraient à la réalisation de cette entreprise accompliraient un acte de haute valeur culturelle qui serait portés à leur crédit par les électeurs et l'histoire.
Quatre sites pourraient par exemple accueillir ce musée du mobilier national :
1. L'hôtel de la Marine : autrefois nommé hôtel du Garde-Meuble, il serait logique et souhaitable qu’il soit dédié aux activités du Mobilier national. L'hôtel fut construit entre 1757 et 1772 pour abriter le Garde-Meuble de la Couronne. Ses galeries étaient ouvertes au public tous les premiers mardis de chaque mois de la Quasimodo à la Saint-Martin (entre Pâques et la Toussaint) entre 9 heures et 13 heures. En affectant l'hôtel de la Marine au mobilier national, le bâtiment retrouverait sa vocation originelle. La situation géographique de l'hôtel de la Marine à proximité du Louvre et du musée des arts décoratifs faciliterait les synergies entre ces institutions.
2. Le bâtiment du ministère de la Défense au 231 boulevard Saint-Germain pourrait également dans l'optique du transfert à Balard un lieu d'exposition idéal.
3. Le bâtiment de la préfecture de Police de Paris, au 36 quai des Orfèvres, dont l'affectation future n'a pas été décidée pourrait du fait de la qualité de son architecture et de son emplacement central dans Paris abriter un tel musée.
4. La château de Vincennes est un des rares anciens palais de la monarchie à ne pas avoir trouvé d'affectation ; la République pourrait aisément en faire un grand lieu d'exposition des trésors du mobilier national. Le château pourrait être un écrin admirable dans lequel serait exposé chronologiquement un très grand nombre de pièces. Vincennes faillit abriter la maison de l'histoire de France. En exposant, les trésors du mobilier national, le château renouerait avec la grande idée d'en faire un lieu au service du public, de l'histoire et de l'art.
La création d'un tel musée aurait pour avantage de favoriser les travaux des spécialistes de l'art qui pourraient étudier et répertorier dans un tel lieu tous ces trésors. Le travail de classification éviterait aussi les pertes et les vols de certains des trésors les plus précieux du peuple français.
Alaric Osmond
20:52 Publié dans Musées, Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 novembre 2011
Que va devenir le 36, quai des Orfèvres : musée ou siège d'institutions publiques ?
Le 36, quai des Orfèvres est le bâtiment où se trouvent le siège, l'état-major et les services communs de la Direction régionale de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris. Attenant au Palais de justice de Paris|Palais de justice de la capitale, il est situé au 36 du quai des Orfèvres, sur l'île de la Cité, face à la rive gauche, dans le Premier arrondissement de Paris.
Le transfert de cette institution dans une tour dans le quartier des Batignolles pose la question de l'avenir du bâtiment.
Le bâtiment a certaines caractéristiques qui plaident pour sa transformation en musée :
- la qualité de l'architecture,
- l'emplacement central dans Paris,
- la surface disponible,
- le caractère public de l'institution qu'il a abrité.
Paris devrait être constellée encore davantage qu'elle ne l'est de phare de la culture comme les musée d'Orsay, du quai Branly, du Louvre par exemple. Il y aurait de quoi faire du grand bâtiment qui fait face à Notre-Dame-de-Paris un de ces phares culturels en lui assignant une thématique précise.
Une autre possibilité serait d'y transférer des institutions de la justice. Il avait été envisagé de transférer le tribunal de grande instance de Paris et d'autres institutions du palais de justice de Paris à l'Hôtel-Dieu. Ce transfert ayant été décidé sur un autre site, on pourrait aussi y installer le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel. Ces deux institutions occupent le Palais-Royal : or, ce dernier est un bric-à-brac qui mériterait d'être unifié pour être mis en valeur.
Alaric Osmond
20:51 Publié dans Musées, Paris, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 novembre 2011
Le ministère de la Défense boulevard Saint-Germain devrait être transformer en un musée ou un centre de recherches.
Le projet de transfert des différents sites du ministère de la Défense à Balard aura pour conséquence l'abandon de l'actuel siège du ministère, sis au no 231 du boulevard Saint-Germain à Paris.
Ce dernier occupe la plus grande partie de l'îlot entre le boulevard Saint-Germain, la rue Saint-Dominique et la rue de l'Université.
Ce bâtiment de bureaux sur le boulevard a été construit en 1876 et 1877 par l'architecte Louis-Jules Bouchot.
C'est un superbe bâtiment. On parle souvent de l'hôtel de la Marine mais qu'adviendra-t-il également de ce vaste édifice ?
Pourquoi ne pas en faire un superbe musée ? Cela aurait de nombreux avantages :
- L'emplacement du bâtiment, à proximité des musées du Louvre et du musée d'Orsay et au coeur de Paris est idéal pour les touristes.
- la qualité de l'architecture en ferait un écrin pour les collections qu'il abriterait ;
- changer l'affectation d'un grand et beau bâtiment serait un acte culturel fort comme le fut la transformation en musée de la gare d'Orsay et du ministère des Finances de la rue de Rivoli ;
- les musées thématiques ont une fonction pédagogique forte et sont appréciés du public ; ce bâtiment pourrait devenir un musée du mobilier national, mobilier qui appartient au peuple français et qui trouverait là un lieu d'exposition si par exemple l'hôtel de la Marine devenait le musée du Dix-huitième siècle ;
- l'homme politique qui soutiendrait une telle entreprise accomplirait un acte culturel majeur qui serait porté à son crédit.
Ce bâtiment pourrait aussi devenir une bibliothèque ou un centre de recherches et d'études ouvert au public. Vu son histoire, il pourrait être dédié aux études stratégiques ou à la recherche géopolitique, voire abriter une grande bibliothèque historique et militaire.
Alaric Osmond
15:29 Publié dans Musées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 septembre 2011
L'hôtel de la Marine doit devenir un musée.
L'État ne doit pas vendre l'hôtel de la Marine à un promoteur privé. Cette règle devrait d'ailleurs, par principe, s'imposer à tous les bâtiments et domaines qui, sous l'Ancien Régime, formaient les biens de la couronne et qui appartiennent encore à l'État et donc au peuple français. Leur conservation est nécessaire car ils font partie du patrimoine inaliénable de la nation. Les hommes politiques qui gèrent les bien de la nation n'en sont pas les propriétaires. Ils sont les dépositaires de biens qu'ils doivent transmettre intacts aux générations futures.
De toute façon, ce n'est pas en cédant l'hôtel de la Marine que l'on va résoudre les problèmes budgétaires de la France. Toute économie faite au détriment de ce lieu mondialement connu serait dérisoire : les problèmes financiers économiques de l’Etat ne se règleront pas en bradant les trésors du Patrimoine mais en menant des réformes de fond.
Une fois posé ce principe, il reste à déterminer l’usage de ce magnifique bâtiment, dont la façade conçue par Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du Roi, est un sublime témoignage de l’architecture élégante et fastueuse du dix-huitième siècle. Trois affectations paraissent justifiées au regard de l’historique et de la configuration du site.
1. Un musée du Mobilier national.
Autrefois nommé hôtel du Garde-Meuble, il serait logique et souhaitable qu’il soit dédié aux activités du Mobilier national. L'hôtel fut construit entre 1757 et 1772 pour abriter le Garde-Meuble de la Couronne. Ses galeries étaient ouvertes au public tous les premiers mardis de chaque mois de la Quasimodo à la Saint-Martin (entre Pâques et la Toussaint) entre 9 heures et 13 heures. Si la monarchie rendait accessible au peuple les trésors du Garde-Meuble, la République pourrait en faire autant avec le Mobilier national. Le mobilier national a pour mission de meubler les bâtiments officiels de la république française (Palais de l'Élysée, Hôtel Matignon, certains ministères et ambassades à l'étranger...), auxquels il prête certains des objets de sa collection. Celle-ci en compte plus de 200 000, datant du XVIIe siècle à nos jours. 75 000 d’entre eux possèdent une valeur patrimoniale, parmi lesquels plusieurs milliers d’objets prestigieux ou précieux. L’hôtel de la Marine pourrait servir de musée et de lieu d’exposition des plus beaux éléments du Mobilier national. Il serait éminemment démocratique et républicain de présenter au grand public les trésors du mobilier national. L’hôtel de la Marine serait un écrin adéquat.
Les salles les plus belles de l’hôtel de la Marine seraient conservés en l’état, les espaces de moindres qualités feraient l’objet d’un réaménagement global à la fois respectueux du cadre et en accord avec les normes muséographiques les plus exigeantes.
2. Un musée du XVIIIe siècle.
Du fait de sa date de construction, de son style, de sa localisation, l’hôtel de la Marine pourrait devenir un musée du siècle des lumières. Il serait pour le XVIIIe ce que le Musée d’Orsay est pour le XIXe siècle. Il deviendrait vite un des emblèmes de Paris et un phare de la culture mondiale. La France dispose de nombreuses œuvres pour enrichir un tel musée. Il ne serait pas nécessaire d’appauvrir les collections d’autres musées pour créer un ensemble de collections unique au monde. Une politique active d’acquisitions permettrait rapidement au musée d’offrir au public une large présentation de l’art raffiné du XVIIIe siècle. Comme l’a souligné Jean-Charles de Castelbajac, l’hôtel de la Marine serait un lieu idéal pour installer le Musée du siècle des Lumières, et ce musée pourrait montrer l'influence du XVIIIe siècle sur notre époque. Les décors intérieurs qui sont l'œuvre de l'architecte Jacques Gondouin, inspiré par Piranèse, constituent une étape importante dans l'évolution du goût et de l’art au XVIIIe siècle : ils seraient en eux-mêmes un objet d’exposition.
3. Un musée de la Marine.
L’hôtel de la Marine est un lieu chargé d'histoire et de sensibilité maritime. A ce titre, il pourrait fort logiquement devenir un musée du patrimoine maritime. Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe, affirme : « Il faudrait concevoir un musée qui vive et bouge, comme le fait la mer. Ce ne serait pas compliqué de le remplir de choses intelligentes et interactives. » De fait, le musée de la Marine est à l’étroit dans le Palais de Chaillot. Le redéploiement de ses collections pourrait être envisagés, libérant un Palais de Chaillot qui pourrait être à son tour repensé. L’installation d’un musée de la Marine nécessiterait des travaux importants. Les salles les plus belles de l’hôtel de la Marine dont les décors intérieurs, d'une grande magnificence, seraient conservées et présentées pour elles-mêmes. On pourrait néanmoins y exposer des peintures ayant pour thèmes la mer. Les autres salles seraient profondément transformées pour permettre l’exposition d’objets liés au patrimoine maritime.
Dans tous les cas, ce musée pourrait être associé aux autres musées du secteur : Louvre, Orsay, Orangerie, Arts décoratifs.
Alaric Osmond
14:15 Publié dans Musées, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 février 2011
Le pilier des nautes devrait être exposé au Musée d'archéologie nationale ou au musée Carnavalet.
Le musée d'archéologie national de Saint-Germain-en-Laye et le musée national du Moyen Âge à Paris ont chacun un thème précis. Le premier installé dans une résidence des rois de France a été créé pour exposer des objets datant de la Préhistoire et de l'Antiquité (en particulier de l'époque gaulois et gallo-romaine). Le second installé dans la résidence parisienne des abbés de Cluny expose des objets datant du Moyen Âge.
Néanmoins, les collections de ces deux musées pourraient évoluer afin de tendre vers plus de clarté et de cohérence chronologique et pour mieux mettre en valeur certaines pièces remarquables.
Ainsi, le fameux pilier des nautes est un objet témoignant à merveille de la fusion gallo-romaine. Edifié par la corporation des nautes de Lutèce, il manifeste un syncrétisme gallo-romain dont témoigne la présence simultanée de représentations de divinités gauloises et romaines. Or, sa découverte et son étude au dix-huitième siècle s'apparentent à une des premières formes de manifestation d'archéologie. De plus, il date des premières années de la Gaule romaine. Pour ces deux raisons, il mériterait amplement d'être exposé au musée d'archéologie nationale dont le premier nom fut d'ailleurs musées des Antiquités celtiques et gallo-romaines. Enfin, dans une des salles du château de Saint-Germain-en-Laye, il pourrait être éclairé et mis en valeur de façon plus satisfaisante que dans le frigidarium des Termes de Cluny. Le pilier des nautes est une merveille archéologique qui mériterait d'être exposé et expliqué dans une pièce dédié. Il n'a rien à voir avec les collections médiévales exposées dans musée du Moyen Âge.
A la rigueur, le pilier des Nautes pourrait être exposé dans le musée Carnavalet car en tant que plus ancien monument parisien, il aurait sa place dans le musée de l'histoire de Paris.
Inversement, il y a au musée de Saint-Germain-en-Laye des pièces qui mériteraient amplement de rejoindre le musée national du Moyen Âge. Les collections mérovingiennes appartiennent clairement au Moyen Âge. Certes, on peut discuter du caractère artificiel du découpage des périodes historiques. Mais au-delà des subtilités, la césure entre l'époque mérovingienne qui marque les fondements culturels, politiques, religieux et économiques du Moyen Âge avec l'époque de la Gaule romaine est un fait peu contestable. Comme c'est également un fait que cette césure est une donnée largement admise par le grand public et qu'il faut donc prendre en compte. Il serait donc logique que les collections de l'époque franque du musée de Saint-Germain-en-Laye rejoignent le musée du Moyen Âge. Ceci permettrait des comparaisons très intéressantes entre les objets wisigothiques déà présents dans l'ancienne résidence des abbés de Cluny. Ceci renforcerait également l'impression d'abondance qui fait la force de la présentations des collections du musée national du Moyen Âge.
Bien sûr, un tel échange pourrait susciter des réticences. Mais c'est aux décideurs publics de faire prévaloir l'intérêt général ; c'est aux responsables et conservateurs des musées de comprendre que les musées ont des obligations pédagogiques vis-à-vis du grand public. Et la cohérence des thèmes et le respect de la chronologie sont des bases de toute bonne pédagogie.
Alaric Osmond
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30 décembre 2010
Restaurer l'horloge du Palais de la Cité.
Les pouvoirs publics ont le devoir de ne pas laisser se dégrader les trésors du Patrimoine. Ils le font mais pas assez car de nombreux sont trésors et non des moindres sont oubliés.
La tour de l'Horloge du palais de la Cité est un de ces trésors. Son horloge est la plus ancienne horloge publique de Paris et l'une des plus anciennes d'Europe. Ce chef d'oeuvre artistique et technique est laissé à l'abandon et sa dégradation est visible. Les autorités concernées doivent réagir.
Le roi de France Jean II fit construire une tour à l’angle nord-est du palais de la Cité. De forme Carrée, massive, haute de 47 mètres, aux murs épais de près d'un mètre, elle accueillit vers 1370 la première horloge publique à Paris, construite par Henri de Vic, horloger lorrain. Cette tour de guet rectangulaire fut ainsi nommée tour de l’Horloge.
En 1418, la municipalité réclama que l'horloge comportât un cadran extérieur "pour que les habitants de la ville puissent régler leurs affaires de jour comme de nuit". Les plus importantes restaurations du cadran furent faites en 1472 par Philippe Brille, en 1585 par le sculpteur Germain Pillon (auvent, sculptures), puis 1685, 1852 et 1909, dates apparaissant au bas du cadran.
L'horloge est encadrée de deux grandes figures allégoriques qui représentent la Loi et la justice.
Deux plaques posées au-dessus et au-dessous de l'horloge portent des inscriptions latines :
- en haut : " Celui qui lui a déjà donné deux couronnes lui en donnera une troisième", allusion aux couronnes de Pologne et de France ;
- en bas : " Cette machine qui fait aux heures douze parts si justes enseigne à protéger la Justice et à défendre les lois".
Le cadran actuel, est de forme carrée, d'un diamètre d'un mètre et demi et est orné au centre de rayons flamboyants et dorés ; il est placé sur le manteau royal de la France au fond d'azur fleurdelisé.
Les aiguilles en cuivre repoussé et bronzé, la grande en fer de lance, la petite terminée en fleur de lis, marquent les heures sur des chiffres romains colorés en relief sur la pierre.
L'horloge est encadrée de deux grandes figures allégoriques qui représentent la Force et la justice.
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10 novembre 2010
Des idées pour Versailles
L'Etablissement public de Versailles a lancé ces dernières années de multiples initiatives ; celles-ci témoignent d'une gestion dynamique et audacieuse du domaine et du musée. De nouvelles idées pourraient être lancées qui contribueraient encore à l'optimisation de l'utilisation des espaces et au rayonnement muséographique mondial de Versailles.
- Créer un historial Louis XIV. L'historial Charles de Gaulle aux Invalides est un formidable outil pédagogique audiovisuel. Ne serait-il pas possible de faire selon le même modèle un historial Louis XIV dans le musée de Versailles ? A défaut, il pourrait être créé un historial Louis XIV aux Invalides ; Louis XIV étant le créateur des Invalides, il serait aussi légitime qu'il y ait un historial Louis XIV en ce lieu. L'historial Charles de Gaulle est le fruit d'un travail avec la fondation Charles de Gaulle.
- Créer une fondation Louis XIV. On pourrait très bien envisager la création d'une fondation Louis XIV qui ferait pour l'étude du règne de Louis XIV le même travail que celui qu'a réalisé pour l'étude du Premier Empire la Fondation Napoleon. Depuis sa création, la fondation Napoléon a fait un travail exceptionnel qui a relevé le niveau des études napoléoniennes et leur donner un caractère scientifique au-delà des légendes dorées ou noires. Une telle institution privée pourrait un être un appui utile pour canaliser les initiatives privées et constituer un partenaire des institutions publiques comme l'établilssement public de Versailles. Le partenariat public/privé peut être encore beaucoup développé dans le domaine culturel.
- Transformer les Ailes des Ministres en lieux d'exposition. Il est annoncé qu'à terme l'aile des Ministres du Nord accueillera les scolaires et celle du Midi les visiteurs individuels. Mais ces deux utilisations pourraient être provisoires. Mais dans ce cas, que deviendront les ailes des Ministres , quelle sera leur affectation ? De nombreuses utilisations pourraient être trouvées. Pourquoi ne pas en faire des salles d'exposition des objets provenant des réserves et malheureusement invisibles pour le grand public faute de place ? Des objets provenant des réserves du musée de l'histoire de France ou bien liés à la période de l'occupation royale du château pourraient y être exposés. L'historial Louis XIV pourrait y être aménagé ou bien un restaurant très haut de gamme. On pourrait aussi y alénager une grande salle des maquettes présentant le château à différentes époques.
- Dégager la place d'armes en la libérant des cars et des voitures. La place d'armes de Versailles est littéralement assassinée par les voitures et les cars qui massacrent la vue. La mairie et l'établissement public de Versailles ont le devoir de s'entendre pour aménager la place d'armes en la libérant de l'agression visuelle des cars et des voitures. Ne serait-il pas possible, exactement comme au Louvre et aux Tuileries, d'enterrer ce parking ? Autrefois la vue du Louvre était défigurée par les cars de touristes. Aujourd'hui grâce au parking souterrain, la vue du musée est libérée. Ne pourrait-on lancer un tel projet à Versailles ?
- Réaliser une maquette du château de Marly et des états successifs du château de Versailles. L'établissement public a récemment acquis le domaine de Marly. A défaut de pouvoir reconstruire le château (ce serait un rêve, comme de reconstruire Saint-Cloud ou les Tuileries, mais les rêves peuvent devenir réalité comme avec le château de Berlin), ne serait-il pas possible de réaliser une maquette de grande qualité ou reconstitution miniature de ce château ? Elle serait présentée aux visiteurs de Versailles et les aiderait à imaginer cette merveille. Un livre sur ce château de Marly ne pourrait-il être réalisé, livre offrant au public toutes les vues encore existantes du château (reproduction de peinture, gravures, plans etc.) ? Une salle des maquettes pourrait être affectée à la présentation au public des différents états du château depuis le dix-septième siècle, ce serait très utile pédagogiquement et apprécié des visiteurs.
- Restaurer la grille d'entrée du château pour la mettre en harmonie avec la grille royale. La restitution de la grille royale du château de Versailles est une grande réussite artistique et esthétique. Mais il convient de s'intéresser désormais à la grille d'entrée du château. Celle-ci paraît désormais vieille et abîmée. De plus, étant principalement couverte de peinture noire, elle souffre énormément de la comparaison avec la grille royale. D'ailleurs, il semble que cette coloration noire de la grille ne soit pas la coloration d'origine, car sur plusieurs peintures, il apparaît que les deux grilles étaient dorées. Il convient donc de restaurer et dorer intégralement la grille d'entrée pour faire cesser cette bizarerie et ce contraste affligeant (à défaut de restituer la grille d'origine comme pour la grille royale). Le rétablissement de l'harmonie entre les deux grilles est une nécessité et les pouvoirs publics doivent en prendre conscience. Une grande entreprise aurait tout intérêt à devenir le mécène d'une opération de restauration de la grille d'entrée du château. L'établissement public du château de Versailles a développé une grande politique de mécénat qui pourrait trouver dans ce nouveau projet un nouveau développement.
- Rassembler dans un ouvrage les projets des architectes pour Versailles. Il manque cruellement dans la bibliographie relative au château l'équivalent du merveilleux ouvrage de Jean-Claude Daufresne "Louvre et Tuileries, Architectures de papier". Cet ouvrage publié lors des travaux du Grand Louvre recense tous les grands projets architecturaux relatifs aux palais du Louvre et des Tuileries du seizième siècle au vingtième siècle. Dans ce livre, chaque projet donne lieu à une analyse détaillée et à une description avec des plans, des esquisses et des gravures très agréables à regarder et donnant une idée précise de ce qu’aurait pu devenir le double-palais. Un ouvrage reprenant exactement le même principe concernant Versailles mériterait d’être écrit car les plus grands architectes des dix-septième et dix-huitième siècles ont formulé des propositions parfois grandioses que seul le malheureux état des finances a empêché de réaliser. Les passionnés d’art, d’histoire et d’architecture feraient le succès d'un tel livre qui ferait date dans la bibliographie trop souvent répétitive sur le château de Versailles. Il serait très opportun que ceux qui le peuvent, et en particulier aux responsables de l'établissement public du château de Versailles, incitent un auteur à rassembler dans un grand ouvrage les plans, esquisses et gravures de tous les architectes ayant formulé des propositions d'aménagement et de reconstruction du château.
Alaric Osmond
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04 septembre 2010
Créer un historial Napoléon aux Invalides et étudier l'architecture du Premier Empire.
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02 juin 2010
Basilique de Saint-Denis : comment sauver et mettre en valeur un des plus grands trésors de la France.
Si la basilique a bénéficié de plusieurs campagnes de restauration depuis le dix-neuvième siècle et qu'au début du vingt-et-unième siècle, plusieurs vitraux ont fait l'objet de nettoyage, la dégradation de la nécropole n'a pas été interrompue pour autant. Il appartient au Ministère de la Culture et à la Mairie de Saint-Denis d'impulser une nouvelle dynamique de mise en valeur de cette église qui a la double privilège d'être associée à l'histoire de la France comme nécropole royale pendant 1200 ans et d'être la première église d'un style qui a essaimé dans le monde entier, le style improprement qualifié de gothique.
L'Etat et la commune de Saint-Denis doivent se battre pour lancer cinq chantiers prioritaires. Une personnalité reconnue pourrait être nommée pour coordonner et activer ces cinq chantiers pour sauver et mettre en valeur un des plus grands trésors de la France. Quand un monument dépend de plusieurs services, le risque est grand de voir les projets le concernant s'enliser car quand il y a trop de responsables, il n'y a plus de responsables.
1. Arrêter définitivement les infiltrations qui détériorent les caveaux. En effet, sous l’effet des travaux de construction du RER B, qui ont profondément modifié le cours de rivières souterraines, le sanctuaire royal est miné par une série d’infiltrations dont l’action se conjugue à la dissémination des sels de salpêtre et à la pollution moderne. La solidité des caveaux est gravement fragilisée et nombre de monuments funéraires sont détériorés sous l’effet de l’humidité. Les ossuaires de tous les rois de France scellés en 1817 par des plaques de marbre sont victimes de graves infiltrations.
2. Rendre accessible et éclairer l'ensemble de la crypte des Bourbons. Les cercueils de la crypte des Bourbons sont particulièrement détériorés. Certains sont posés sur de simples tréteaux, d’autres ont été brisés et éventrés sous l’effet de l’humidité, laissant apparaître des ossements. La crypte n’est pas du tout mise en valeur, la grille d’accès en est fermée, il n’y a aucun éclairage ou information destinée au public. Il serait facile de mettre en place un éclairage de qualité et de donner une sépulture décente et inviolable aux princes de la Maison de Bourbon. Cela ne coûterait pas très cher et serait la moindre des choses.
3. Relancer les fouilles archéologiques et mettre à jour la sépulture du roi Pépin. La basilique de Saint-Denis est l'équivalent pour la France des nécropoles des Pharaons pour l'Egypte. Il s'agit dans les deux cas de monuments royaux funéraires et millénaires. Il serait donc logique que la France mobilise des moyens conséquents pour étudier ce grand trésor qu'est le sous-sol de la Basilique. Or, aucun plan de sauvetage n’a été programmé pour préserver un site qui, par ailleurs, ne bénéfice plus, depuis vingt ans, des crédits budgétaires qui lui permettraient de financer la reprise d’un chantier de fouilles pourtant jugées prometteuses par de nombreux historiens. Les chantiers de fouilles archéologiques du sous-sol est arrêté depuis les années 1990. Des sarcophages mérovingiens, comme le cercueil intact de la Reine Arégonde, n’ont pas fait l’objet d’études approfondis. En effet, les spécialistes souhaiteraient pouvoir accéder au sous-sol de l’entrée où se trouve la sépulture du roi Pépin, père de Charlemagne. Certains archéologues ont proposé d’utiliser les caméras utilisées par les égyptologues pour étudier les nécropoles royales des Pharaons et les Pyramides (Le Figaro Magazine, n° 20454 du vendredi 7 mai 2010, page 65).
4. Inscrire la basilique au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'Etat et la commune de Saint-Denis doivent se battre pour faire aboutir ce projet. Ce serait amplement justifié, ne serait-ce que parce que la basilique est la première église construite dans le style dit gothique du monde.
5. Lancer un programme de rénovation des façades et des vitraux. Malgré la réfection du chevet, le maire de Saint-Denis a déploré à l'occasion des Journées du Patrimoine de 2006 l'absence de projets de réfection de la façade sud, de la pierre et des portails romans de la façade ouest, alors que des vitraux ont été remplacés en 2003 par du plastique.
Alaric Osmond
10:59 Publié dans Patrimoine, Saint-Denis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 mai 2010
A propos du prénom Napoléon et du nom de famille Bonaparte
* Les fères de Napoléon, de même que Murat, ont accolé à leur prénom celui de l'empereur. Louis, Joseph, Jérôme ont régné sous les noms de Louis-Napoléon, Joseph-Napoléon, Jérôme-Napoléon mais Napoléon n'était pas un patronyme mais une partie de leur prénom de souverain. Ainsi, sur la tombe de Joseph aux Invalides, il est inscrit Joseph Napoléon Ier et non Joseph Ier. Le fait que le quantième premier soit situé après Napoléon le prouve. L'absence de trait d'union entre Jospeh et Napoléon s'explique par le fait que le recours au trait d'union entre les prénoms est tardif.
12:38 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 décembre 2009
La RATP doit progresser : temps d'attente, tramways, sorties des stations de métro.
- Les arrêts de bus doivent tous être équipés d'indicateurs de temps d'attente. Il n'est pas normal que certains clients de la RATP soient dans l'incertitude alors que d'autres sont correctement renseignés sur le temps qu'il leur faudra patienter avant d'avoir un bus. Par exemple, il est illogique que l'arrêt de la ligne 32 de la rue Louis Boilly ne soit pas doté d'un indicateur de temps d'attente. Or, cet arrêt est très fréquenté par des personnes âgées, des enfants accompagnés ou pas, et surtout c'est l'arrêt d'un des musées les plus intéressants de Paris le musée Marmottan (avec de nombreux touristes).
- Certains bus s'arrêtent très souvent avant leur terminus (c'est le cas du bus 63). Cette situsation est d'autant plus absurde que le terminus est souvent à quelques arrêts du véritable terminus. De plus, les conducteurs ne sont pas toujours aimables quand ils annoncent la fin du trajet du bus avant le terminus normal et demandent de descendre. Il serait normal que les conducteurs soient très aimables lors de ces annonces et qu'ils informent systématiquement les clients du temps qu'il leur faudra attendre avant le passage du prochain bus.
- De nombreuses stations de métro n'ont de sortie que d'un seul côté. Or, l'évolution de Paris, rendrait extrêment utile l'ajout de nouvelle sorties. Par exemple, la station Pasteur n'a de sortie que vers le bas du Boulevard Pasteur ; or, les gens qui descendent à cette station remontent le plus souvent ce boulevard pour aller dans les bureaux des bâtiments construits vers le boulevard de Vaugirard et la place de Catalogne. Aménager une sortie vers la partie haute du boulevard Pasteur serait donc rationnel et extrêment utile. Il y a parfois des aménagements de station en vue de créer de nouvelles sorties. Cette politique doit être systématisée et la RATP doit établir un plan de créations de nouvelles sorties pour les stations de métro en priorisant celles pour lequel ce serait le plus utile.
- Autrefois, grâce au bus PC, il était possible de faire le tour de Paris sans changement. A défaut de faire le tour de Paris, ce qui pourtant serait justifié par de multiples raisons évidentes, le tramway devrait réaliser son parcours actuel et futur d'une seule traite : il serait totalement aberrant et injustifié que les passagers soient obligés pour aller d'une porte de Paris à une autre de changer de tramway et d'attendre à nouveau dans le froid, la pluie, le vent ou la chaleur. Ceci ne pourrait que susciter des mécontentements justifiés car ni techniquement, ni socialement, il n'est impossible de faire une ligne de tramaway sur la totalité du parcours plutôt que deux ou trois.
22:07 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 novembre 2009
La radio numérique terrestre (RNT) doit permettre un net accroissement de l'offre (diversité des programmes et égalité d'accès) pour ne pas être un échec.
Certains ont avancé que la radio numérique terrestre (RNT) serait à la radio ce que la télévision numérique terrestre (TNT) fut à la télévision, en l'occurrence un très grand succès.
Mais si la TNT est un succès, c'est parce qu'elle a permis aux Français de passer de quelques chaînes de télévision gratuites à un près d'une vingtaine.
Une première condition pour que la RNT soit un succès serait qu'elle permette un très large accroissement de l'offre en radios c'est-à-dire qu'elle doit permettre de multiplier au minimum par deux le nombre de radios disponibles. L'offre actuelle est pauvre, les radios se ressemblent et la volonté d'attirer un large public n'incite pas à la diversification des programmes ni à l'amélioration de leur qualité. Les gens se précipiteraient sur la radio numérique terrestre si celle-ci permettait d'enrichir réellement l'offre avec des radios thématiques ou spécialisées de qualité. Si la RNT ne donne pas lieu à une application concrète du principe de diversité en l'occurrence des programmes, alors elle sera une grande occasion perdue. Les gens n'adhéreront pas à la RNT si son seul intérêt est un meilleur son. Partout sur le territoire le nombre de radios accessible doit être multiplié.
Une deuxième condition du succès de la RNT, liée à la précédente, serait l'application du principe d'égalité : il est en effet contraire à ce principe qu'en fonction du territoire où l'on habite on ait accès ou pas à telle ou telle radio. La RNT pourrait connaître le succès si elle permettait de garantir à chacun de pouvoir écouter n'importe quelle radio nationale en France. Il n'y a d'ailleurs pas de raison pour que ce principe ne s'applique pas aux radios locales, les gens en déplacement sont toujours heureux d'avoir des nouvelles de leur région d'origine. L'égalité devrait permettre à n'importe quel citoyen d'écouter le même nombre de radios et si possible d'avoir accès au même choix de radios qu'il habite à Nice ou à Dunkerque.
Si cette deuxième condition était remplie, ce qui serait la moindre des choses étant donné qu'elle correspond à l'application d'un principe républicain de base, alors oui le succès de la radio numérique serait garanti. D'autant qu'elle permettrait de remplir la première condition énoncée ci-dessus à savoir un véritable accroissement de l'offre.
L'application du principe d'égalité en matière de radio permettrait notamment de pouvoir écouter une émission quand on voyage, ce qui pour l'instant semble impossible. Si la RNT ne donne pas lieu à une application concrète du principe de d'égalité en l'occurrence d'accès aux programmes, alors elle sera également une grande occasion perdue.
Souhaitons que les pouvoirs publics et les acteurs du monde de la radio, prennent conscience que si ces deux conditions ne sont pas réunies, alors la RNT donnera lieu à un grand ratage doublé d'un gouffre financier. C'est leur intérêt d'en prendre conscience, c'est surtout celui de l'immense majorité de la population.
Alaric Osmond
10:04 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 novembre 2009
Stade Roland-Garros : solution alternative pour l'extension.
21:30 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 août 2009
Créer un grand musée du Cinéma en France.
13:36 Publié dans Musées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Palais-Royal doit être unifié et devenir un des phares de la Culture à Paris
En effet, s’il était libéré de ces institutions, il pourrait devenir l’un des grands pôles culturels de la ville de Paris. Par exemple, il pourrait devenir un des grands musées de Paris. De nombreux thèmes sont envisageables.
Pourquoi ne deviendrait-il pas le grand musée d’art et de peinture du XVIII ème siècle comme le musée d'Orsay est celui du XIX ème siècle ?
Une autre solution logique et cohérente avec son histoire serait que l'ensemble du site du Palais-Royal soit dédié au théâtre. Le Palais Royal deviendrait ainsi le grand centre du théâtre français : on pourrait y aménager une bibliothèque, une médiathèque, un centre de conférences, un grand musée, le tout consacré au théâtre français et mondial. La présence de la Comédie française plaide en ce sens.
Certes, des problèmes techniques comme ceux liés à la sécurisation et à la préservation du site pourraient être gênants dans le cadre d'un tel projet de cité du théâtre. Néanmoins, d'autres idées pourraient être avancées. Il y a dans les réserves des musées nationaux de quoi alimenter de nouveaux musées thématiques.
Unifié, le Palais Royal verrait ses potentialités décupler. Entièrement réaménagé dans le cadre d’un projet cohérent, logique et amitieux, sa force d’attraction culturelle en ferait un des joyaux de Paris. A l’unité architecturale correspondrait une unité de vocation culturelle d’envergure.
Bien sûr, tout cela nécessiterait plusieurs déménagements. Pour ce qui est du bureau du ministre de la Culture, il faut rappeler qu’un ensemble d’immeubles a été affecté au ministère de la culture. Le rassemblement de tous les services du ministère de la culture sur un seul site pourrait permettre au ministre de s'installer au milieu de son administration. Cependant, ce ne sont pas les bureaux du ministère de la Culture qui occupent le plus de place et on pourrait envisager qu'ils y demeurent.
Déménager le conseil d’Etat et le conseil constitutionnel est aussi parfaitement possible et ce serait nécessaire dans le cadre d'un grand aménagement. Ces hautes institutions ont vocation à libérer le Palais-Royal. La qualité de leur travail n’aurait rien à perdre d’une délocalisation qui leur permettrait de travailler dans de meilleures conditions au sein d’espaces plus fonctionnels et modernes. Ils pourraient rejoindre dans des bâtiments neufs, fonctionnels et signés par les architectes les plus renommés la Cité judiciaire de Paris. Il y a suffisamment de très grands architectes en France ou à l’étranger pour envisager la construction d’édifices spacieux et haut de gamme et dignes du conseil d’Etat et du conseil constitutionnel
Les pouvoirs publics doivent comprendre que c’est une nécessité historique d’unifier le Palais Royal. Ce n'est qu'en lui donnant une affectation unique que ce site historique pourra offrir la pleine mesure de ses potentialités culturelles.
Un président de la République a su imposer le départ du ministère des Finances pour donner au Louvre son unité. Je pense que l'on pourrait de même unifier le Palais Royal pour que le pays tout entier et au-delà puisse profiter de ce bijou. Unifié, dans le cadre d'un Paris polycentrique, culturellement constellé d'institutions culturelles prestigieuses et identifiées à des sites non moins prestigieux architecturalement, le Palais Royal ne serait plus un bric-à-brac mais un des phares de la culture à Paris.
Il semble que Louis-Philippe, dans les premiers temps de son règne ait souhaité y demeurer plutôt que de s’installer aux Tuileries. C'est dommage car en abritant le roi des Français et sa famille, le Palais Royal aurait trouvé une vocation conforme à son nom. Il aurait été agrandi et embelli, entouré de places le mettant en valeur (au lieu d'être coincé entre des rues étroites).
Cela aurait également permis de faire des Tuileries un autre musée, le pendant naturel du Louvre. Le Louvre aurait pu abriter les collections étrangères et les Tuileries les collections françaises (rôle qui avait été attribué au château de Versailles dans les années qui ont suivi l’instauration de la République). Les Tuileries siège de pouvoirs royaux, révolutionnaires et impériaux aurait également alors pu faire un excellent musée de l'histoire de France (rôle que Louis-Philippe attribua finalement à Versailles). La présence du musée de l’histoire de France aux Tuileries, notamment par sa proximité avec le Louvre aurait pu donner à notre histoire un rayonnement et une notoriété sans pareil dans le monde.
Mais rien n’est perdu. Il suffira de quelques volontés bien inspirées en haut lieu pour unifier enfin le Palais Royal ou reconstruire les Tuileries. Les citoyens français et des autres pays du monde peuvent légitiment espérer ou œuvrer pour que ces projets aboutissent.
08:45 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note